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Game of Thrones – Quand t’as matté le S07.E02.720p.HDTV.MKV

La saison 7 de Game of Thrones vient de reprendre, de quoi redonner un peu de vigueur aux discussions de machine à café, mises à mal par le départ au Grau-Du-Roi de Jean-Mi, le commercial pas avare en blagues salaces, et de Clémentine, la Community Manager fan de lolcat, en vacances. Dans cet épisode 2, on y apprend que sortir avec un oenuque présente quelques avantages, que Cerseï est aussi méchante qu’une bouteille d’Orangina (mais pourquoi) tandis que les Whitewalkers se font une petite pause Club Med de Val D’Isère, histoire de profiter de l’hiver. Et pendant ce temps-là,…

1. Quand t’as pas appris tes verbes irréguliers 

1.Verbes irréguliers

 

2. Quand Mami Zinzin a de bonnes idées pour Hallowen 

Mami Zinzin

 

 3. Quand tu bittes rien à l’énigme de Passe-Partout

Quand tu bittes rien à l'enigme de Passe-Partout

 

 

4. Quand t’es collé au CDI 

CDI

 

 

5. Quand il faut envisager autre chose que Biactol 

Biactol

 

6. Quand la réintroduction des loups va un peu trop loin (et qu’elle t’empêche de faire des Knaki)

Knaki

 

7. Quand t’es pas mécontent, au final, d’avoir payé ton entrée au MACUMBA

Macuba
8. Quand Macron va trop loin dans les coupes de la SECU et dérembourse le dentiste

Macron

 

 

 

9. Quand t’as vraiment envie de faire pipi 

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10. Quand t’as encore laissé traîner ton mégot

Mégots

 

 

11. Bonus. Quand tu viens d’acheter une boîte de bonbons et un Kangoo (et que tu comptes bien profiter du vide législatif sur les relations avec mineur)

Pédophile

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Dictionnaire Corporate (5) : Le bien cordialement

Il paraît que je suis cordial. Si l’on s’en tient à la cinquantaine de mails que mon statut de chargé de mission (en deux mots) me permet d’envoyer chaque jour, il s’agit en effet d’une qualité dont je ne suis point dépourvu. Et pour cause, la totalité de mes courriels est désormais ponctué d’un très corporate « cordialement ». Parfait compromis entre nécessaire distance et minimum d’affection, il exprime une sobre politesse qui fait fureur en entreprise, milieu peu connu pour ses envolées lyriques il est vrai. Et putain, si je chope la pourriture qui a introduit le « cordialement » dans la novlangue corporate, je lui ampute bien cordialement sa microtesticule de peigne fion et lui fait déguster cette dernière avec toute la cordialité qui me caractérise.

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Vous l’aurez compris, et vaut mieux ça que l’inverse, le cordialement est désormais partout. Symbole de l’appauvrissement de la pensée, de la platitude de la réflexion en entreprise, le cordialement se conjugue désormais à toutes les sauces. On se croirait dans un Kebab putain. Se trouve ainsi à votre disposition toute une gamme d’expressions superfétatoires (=inutile, je t’évite de retourner sur google) allant de la version naine « cdlt« , en passant par les pompeux « bien cordialement« , « très cordialement » pour terminer sur l’original « cordialement ». On dirait une rangée de chaussures dans un dispensaire d’hommes troncs. Cela décore, mais ça ne sert à rien. L’usage du cordialement n’est autre que le dernier né de la syntaxe corporate qui se réinvente aussi rapidement qu’un éjaculateur précoce. Avec son avènement, la barre symbolique des 6 mètres de la filsdeputerie en entreprise vient d’être franchie. Et tout le monde s’en satisfait, quand bien même son usage donne lieu à des aberrations de la sorte :

« Putain José, je t’avais pourtant prévenu que t’avais jusqu’à hier pour me rendre le document martyr sur le dossier SOGAREP! C’est un must have pour nous ! On peut pas passer à côté ! Alors tu te sors les doigts et tu dis à ta copine que son week-end à Center Parcs, elle peut se le carrer dans l’ovaire car tu vas devoir bosser pendant 2 jours non-stop. JE VEUX le rapport lundi matin sur mon bureau ! Cordialement, Patrick ».

Déjà, le manager s’appelle Patrick. Condoléances, ça sent le mec qui porte des chemises Jules à moitié froissée et des chaussettes Mickey offerte par Bobonne à Noël. D’autre part, le dénommé Patrick vient là d’envoyer un « scud » qu’il signe par cordialement. Alors Patrick, de deux choses l’une. Soit tu n’assumes pas le ton énervé de ton mail et que si pour compenser, tu as cru bon de le terminer par un cordialement de petite lopette, et bien je t’invite bien cordialement à manger tes morts. Ou à consulter le spécialiste de ton choix pour te faire greffer la testicule manquante (tu bénéficieras de -10% suite à la liposuccion de bobonne). Soit, et c’est le plus probable, ton cortex de piaf anémié ne te permet plus de saisir le sens des mots. Et encore moins de déceler l’absurde contresens de ton message. Signer par « cordialement » un mail incendiaire, même un enfant trisomique ne s’aventurerait pas à une telle aberration. C’est un peu comme signer « bisoux » un SMS de rupture. Ou dire « merci » à François Hollande pour sa courageuse politique de gauche. Et ben non, connard, ça ne se fait pas. Pour la simple et bonne raison que cela n’a pas de sens.

Jean-claude Convenant : J'y Bitte Quedal A Vos Conneries., Mais J'ai De La Suze Dans La Xantia. Cordialement. - by Anonymous

Alors, d’où vient l’enculerie ? Et pourquoi, bordel de bite, les salutations cordiales, distinguées et les respectueuses salutations ont-elles baissé pavillon devant le « cordialement« , ce dernier s’arrogeant le monopole de la formule de politesse électronique ? On croirait un Iphone. Ou un sapin désodorisant. C’est mega-beauf, mais tout le monde l’utilise. Enfin bref, les historiens se sont posés la question. Et il apparaît que l’usage du « cordialement » ne date pas d’hier. Et que, comme aujourd’hui, les enflures n’étaient pas les dernier à l’employer, comme l’illustre cette correspondance retrouvée en 1946 à Berlin :

Hey Goebels ! Vachement bien ton idée de remettre en marche l’industrie ferroviaire française. Tu sais combien j’aime l’économie. Ok donc pour la solution finale. Bien cordialement. Adolf.

Avec de telles ancêtres, on comprend mieux pourquoi l’expression est la préférée des DRH, dont le travail quotidien de délation et de spoliation se rapproche quand même grandement de celui d’un fonctionnaire allemand des années 30. Aussi, une récente étude australienne a prouvé que 97% des annonces de licenciements s’accompagnent de cordialité.

« T’es viré. Cordialement ».

Cette même étude, menée sur un panel représentatif de 2000 chèvres à col mao, a permis de mettre en exergue la très forte corrélation entre Power Point et cordialité. En effet, 85% des courriels possédant un PPT en pièce jointe se termine de manière très cordiale. Le génial chercheur Alfred Ein-Slide l’avait d’ailleurs énoncé dans sa 2nde loi d’enculerie générale qui prédisait que la probabilité de cordialité augmente avec le PPT et l’usage du courriel.

Cordialité

Alors si chez vous aussi, le « cordialement » déclenche de graves crises d’urticaires, n’hésitez plus. Optez pour la sobriété électronique et bannissez toute cordialité dans votre signature mail. Vous gagnerez ainsi un temps précieux, que vous pourrez utiliser pour envoyer d’autres e-mails. Ou finir le reporting Sogarep. Mais attention, ne vous avisez surtout pas à le remplacer par un « bien à vous », des lapidations cordiales ont eu lieu pour moins que ça.

Flash.

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#Jesuischien

 

Conchy pleure sa chienne 

A la SPA de Conchy Sous-Bois, l’heure est au recueillement. La chienne du pays, Diesel, est morte hier, dans l’assaut des forces de l’ordre contre des terroristes peu respectueux de Saint Denis. 14 balles de Kalachnikovs ont sauvagement mis fin à la vie de cette jeune chienne de race malinoise, qui s’était engagée dans la police nationale pour servir son pays il y a 2 ans maintenant.

Au centre qui l’a vu grandir, la stupéfaction est grande. Tout le monde se souvient de cette grosse chienne pleine de vie, qui gambadait souvent dans les prairies avoisinantes. Roger, le viticulteur de Conchy, se souvient bien de Diesel : « Et comment que je m’en souviens de cette connasse, elle courait souvent dans mes vignes, Diesel ». Son maître de l’époque, Gal, opine dans un sanglot « c’est vrai qu’elle en faisait des kilomètres Diesel. Elle était facétieuse, elle aimait se promener un peu partout dans le village. Tout le monde la connaissait à l’époque. Une chienne docile, polie avec les gens, jamais un mot de travers. Diesel, c’était de l’énergie à revendre, jamais en panne d’essence si je puis dire ».  Son départ pour la brigade d’élite de l’anti-moustique Français, le Raid, l’avait beaucoup peiné. « Elle a très tôt voulu s’engager dans les corps armés. J’avais voulu l’en dissuader, mais rien n’y fit. Elle était déterminée, et n’avait pas peur de s’engager dans un métier de chien ».

 

La section d’assaut comme seconde famille 

Dans les corps du raid, Diesel tape rapidement dans l’œil de ses supérieurs. Dotée de longs crocs (blancs) et d’une force temporo-mandibulaire supérieure à la moyenne, Diesel fait preuve de mordant et gravit les échelons à vitesse grand V.  Au bout de 2 ans de formation et d’un régime canin sans gluten, Diesel intègre la prestigieuse section d’assaut, dirigée par son nouveau Maitre Gims. Cinéphile avertie, la brigade lui réserva un chaleureux accueil et son intégration se fit sans encombre. « Elle était heureuse avec nous », témoigne aujourd’hui un membre de sa section, sous couvert d’anonymat et d’une cagoule. « Sa queue frétillait avant toutes les interventions. C’était une grande professionnelle, qui savait faire le (hand) job. On avait tous confiance en elle ». C’est maître Gims, avec qui elle avait noué une grande complicité, qui, ce matin, ordonna l’assaut contre les terroristes. Pris sous le feu des balles adverses, cette intervention fut la dernière pour Diesel qui donna sa vie pour protéger sa patrie qu’elle aimait temps. Son maître Gims, visiblement touché, a voulu rendre un dernier hommage à la défunte :

C’est vrai, j´ai du côtoyer l´pavé
Pas à pas j´me dis c´est pas vrai
Papa, Maman, les gars Désolé
J´ressens comme une envie d´m´isoler !

 

Le témoignage édifiant d’un témoin

Un témoin a pu assister aux derniers moments de Diesel. Il s’agit de Josianne, le souriceau de l’immeuble.

« J’étais en train de me chercher un bout de frometon, car je commençais à creuser. Oui, j’habite normalement au 3ème, mais je tape dans le frigo des voisins. C’est pour éviter que Maman me voit, sinon je prends une chasse. Bref, j’ouvre le frigo, je vois un pack de Duvel, 10 kg de saucisson, de la beuh et un coran de 10 ans d’âge. Je me dis merde, les squatteurs ont changé depuis hier. Et évidemment, je me dis aussi que c’est louche, et que ça ressemble quand même fortement à un frigo de terroristes. Je matte Homeland, dans la saison 2, c’est le même topo. Traîne pas trop là que je me dis alors, les mecs ne sont clairement pas là pour acheter du fromage. Et qu’il vaut mieux que je m’éclipse fissa si je veux pas me faire écarteler façon puzzle. A peine temps de dire ouf, qu’une balle de kalachnikov me passe au-dessus de la queue. J’ai crié à Simone, mon ami araignée, de se baisser. Mais elle n’a pas eu ma chance. Elle a explosé en plein vol. Ca a bien salopé le mur d’ailleurs, j’espère que les proprio ont une bonne assurance. Arrive alors une grosse chienne bien vénère, pas le genre à coller des gomettes. Je lui dis de faire gaffe, mais elle écoute pas et se met à gambader dans l’appart comme dans une pub Royal Canin. C’est con un chien, je l’ai toujours dit. Alors tu parles, la femme à barbe, elle l’a vu venir et je peux te dire qu’elle l’a pas raté. Une rafale dans la tronche au clébard.  Terminé bonsoir. J’ai vu ça, j’ai pris mes cliques et mes claques et j’ai filé. Je l’ai échappé belle je crois. J’ai quand même réussie à me faire engueler par Maman qui s’inquiétait de mon absence…. »

Devant l’héroïsme de l’enfant de Conchy, premier chien à mourir sur le théâtre d’opération depuis Rantanplan, le 1er ministre Manuel Valls a décrété 2 jours de deuil national supplémentaires. Une minute de silence sera organisée demain dans toutes les SPA et zoos de France en l’honneur de Diesel. Wouf !

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Le TOP 10 des expressions « Facebook » les plus courantes (et qui mériteraient des amputations de bras à la scie sauteuse)

1. AU TOP ! 

Expression qui vise à exprimer sa joie à la lecture d’une publication d’un de ses contacts Facebook. Elle permet de marquer son contentement à peu de frais ou de féliciter quelqu’un sans avoir à passer par la contraignante syntaxe française « sujet-verbe-complément ». Le « au top » est à ce titre une sorte d’orgasme de clavier, une sorte d’éjaculation précoce de la pensée.  Aussi utilisée qu’une crème solaire dans un camping d’albinos, le « au top » se conjugue désormais à toutes les sauces : pour célébrer un week-end, un repas, un anniversaire, un nouveau job, la pose d’un clou, un accouchement,… Et pour ceux qui n’auraient pas compris combien c’est génial d’être au top, l’expression s’agrémente généralement d’un ou plusieurs points d’exclamations, qui permettent de mesurer le degré d’enthousiasme associé :

Au top ! : Excitation faible, hyperbole d’un évènement en réalité tout juste passable

Au top !! : Excitation moyenne, équivalente à la satisfaction de s’assoir sur les places assises du milieu dans un métro bondé

Au top !!! : Excitation forte, équivalente à celle d’une collégienne au concert d’un Boys Band – d’une lycéenne au concert des fréro Delavéga – d’une trentenaire à celui de Beyonce

Au top !!!! : Excitation hystérique, qui de par son ampleur, nécessite un changement de culotte et la prise d’un Sédatif PC

 

2. Enjoy !

Le « enjoy » est un « au top » bilingue, qui vise le plus souvent à saluer le départ en vacances de l’un de ses contacts qui vient de l’annoncer en toute discrétion sur Facebook. D’une originalité linguistique à faire pâlir Victor Hugo, l’expression exhorte le futur vacancier à « bien en profiter ». Au cas où ce dernier aurait la subite intention de faire l’inverse, hein. En réalité, le « enjoy » relève d’une solidarité fictive, d’une politesse surjouée, d’un déversement de guimauve compassionnel typique des réseaux sociaux. En fait, il faut comprendre le « enjoy » comme un « putain l’enculé, il part déjà en vacances alors que j’ai encore 3 semaines à tirer au bureau, j’espère que t’auras de la pluie (acide) pendant tout ton séjour. Crève, raclure. »

 

3. Check

Expression tolérée en république, le « check » est un mouvement d’autosatisfaction masturbatoire de contentement virtuel. Il permet à son auteur de mettre en exergue, via un post facebook, les plus belles réalisations de sa vie. C’est généralement aussi chiant qu’une liste de courses dans un supermarché bio.

Check

4. Je pose ça là

Expression de déménageur très en vogue dans le milieu de la filsdeputerie digitale, le « je pose ça là » sert généralement de mot d’introduction à un article qui se veut polémique ou drôle (mais qui n’est généralement ni l’un ni l’autre). Formule qui ne sert à rien mais que l’on voit partout, elle est le symptôme d’une loghorée de clavier non soignée de celui qui (d)écrit tout ce qu’il fait. Je vous laisse imaginer si tout le monde se mettait à faire pareil.

 

5. Joyeux Noël !

Expression assez peu laïque postée sur votre mur par un de vos contacts comique le jour de votre anniversaire. Il y a 5 ans, lors de sa première édition, la blague vous avez bien fait marrer. Toujours le mot pour rire ce le Jean-Mi. Mais 5 ans et 5 fêtes autres catholiques plus tard, le constat est plus à la désolation qu’à la grosse poilade. Mais quel relou ce Jean-Mi, il peut pas me souhaiter mon anniversaire NORMALEMENT, plutôt que de se vautrer dans cet erzatz de comique de répétition aussi original qu’une coupe de cheveux d’un cadre des Républicains ? Votre seul espoir, qu’il ne commence pas égrainer les fêtes musulmanes, juives ou bouddhiques après en avoir terminé avec la Bible. Et qu’il ne recommence pas à zéro.

Anniv2

 

6. Off to

Indication géographique de bilingue, le « off to » permet d’indiquer sa prochaine destination de vacances ou de son week-end à ses contacts. Le « off to » est synonyme de libération pour celui qui l’écrit, de dégoût pour celui qui le lit. Elle est l’expression favorite du peigne-cul partant en week-end en province après une semaine de benchmark devant son ordinateur. Pour l’emploi de l’anglais, ne vous y trompez pas : c’est juste une technique pour prouter plus haut que son fondement et donner du cachet à une destination qui peut parfois en manquer.

 

7. Back To basics !

« Retour aux fondamentaux » ne prévoyant pas le port de la burqa ou l’usage d’un silex pour faire du feu, le « back to basics » trône au sommet de la pyramide du snobinard bilingue. Proclamé avec l‘enthousiasme d’un prolo partant au camping, l’expression fait pourtant référence à une réalité qui n’inciterait pas ce dernier à remplir la BX. En effet, le retour aux fondamentaux s’opère généralement dans un village de province tout pourlingue, avec familles ou amis (qui sont souvent les mêmes dans ces villages de province), dans une salle polyvalente pour les 80 ans de mémé ou au bar PMU pour l’anniversaire du môme trisomique (ben oui, dans ces coins là) de votre meilleure pote d’enfance. Après quelques mirabelles, les retrouvailles se feront même avec les cuvettes de ce même bar, où 10 ans auparavant, vous vomissiez honteusement votre Smirnoff Ice. Back to basics quoi.

Offto

 

8. En mode

Préposition d’emmerdement qui vise à mettre l’emphase sur l’action ou le sentiment qui suit. Action ou sentiment dont, il faut bien le dire, tout le monde se contrefout royalement (faites le test, il est gagnant à 99%). Aussi, grâce à Facebook, aurez-vous le loisir d’apprendre qu’un de vos amis s’est successivement mis en « mode vénère » pour commencer la journée, en « mode steak de soja » pour son déjeuner ou encore en « mode apnée » suite à son passage au water. Sorte de 3615 ma vie des temps modernes, le « en mode » est un formidable tremplin vers l’inutile pour lequel ses adeptes n’ont visiblement pas besoin du « mode d’emploi ».

 

9. Et sinon, on en parle ?

Non ! Mais hésite surtout pas à fermer ta gueule !

 

10. Je vous kiffe les loulous !

Remerciement argotique mutilant la langue française autant que notre rétine visant à exprimer de la gratitude envers un groupe d’amis. Popularisée par des adolescentes décérébrées (pléonasme), voilà que son utilisation rentre progressivement dans le langage courant. L’épidémie étant pour le moment contenue aux moins de 40 ans, l’usage du verlan constituant une barrière à l’entrée pour les plus vieux. Mais revenons sur le fond. Déjà, elle te vient d’où cette manie d’appeler tout le monde, à tout bout de champ « LOULOU » ?  Les termes de « camarade », « ami », « copain », « pote » te sont-ils à ce point inconnus pour que tu préfères l’usage de cette vilaine consonance de Bichon Maltais de fin de lignée ? Et puis « LOULOU », c’est aussi commun qu’une colonie de lentes dans les cheveux d’une babos. Donc, tu es gentil, tu vas me faire le plaisir de laver cette vilaine peau. Et de garder ce sobriquet pour ton cabot ou ton mari si tu y tiens tant que ça, et commencer par ré-ouvrir un Robert, ca te permettra peut-être d’enrichir un peu ton vocabulaire de mongolien neurasthénique.

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Game of Thrones S05.E3 – La boîte mail de Jon Snow

Dans un épisode où l’on assista au dépucelage de Tommen Baratheon (m’étonnerai pas qu’il prenne aussi la confiance celui-là), à des affrontements entre laïcards et les tenants des traditions religieuses armés par Cerseï (un comble pour quelqu’un qui se tape son frère), le retour de Sansa à Winterfell et à l’enlèvement de Tyrion alors qu’il urinait dans un bordel, attardons-nous sur un personnage qui prend progressivement de l’envergure : Jon Snow. De puceau bâtard (ou l’inverse), le voici qui devient Commandant de la Garde de Nuit, machine à choper de la meuf et potentiellement, seigneur du Nord. De quoi alimenter sa boîte mail, dont voici en exclusivité la teneur. 

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Game of Thrones S05.E2 – A Meereen, la peine.

Arya arrive à Braavos. On applaudit donc. Arya, c’est la petite dernière dans la lignée Stark. Pas une batarde comme son frère Jon. Ni une casse-burne comme sa soeur Sansa. Une chouette fille donc. Seul problème, elle a pas un rond et ne connaît personne pouvant l’héberger à Braavos. Débrouillarde, elle se rend au foyer pour sans abris le plus proche pour essayer de gratter une soupe chaude et un lit pour la nuit. A l’accueil, un clochard l’accueille froidement et lui signifie que le foyer est complet. Il fallait venir avant 17 heures. Les implorations d’Arya n’y feront rien, le clodo lui claque la porte au bec. Résultat, Arya passe la nuit dehors, sans même une tente Quechua. C’est vraiment plus ce que c’était les Resto du Coeur.

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Pendant ce temps-là, Brienne s’arrête dans une auberge pour casser la croûte. Elle n’a avalé que deux marcassins au petit déjeuner, donc forcément, elle commence à creuser. En face d’eux, dans l’auberge, Petyr Baelish explique à Sansa les bienfaits de l’alcool, sans réussir à lui arracher le moindre sourire. Faut lui faire avaler un litre de gnôle avant qu’elle arrête de tirer la tronche celle-là ? Brienne les rejoint. Elle tente de convaincre Sansa de la rejoindre, arguant qu’elle sera plus en sécurité avec une lanceuse de poids qu’avec un pseudo-hipster aux petits doigts (il vient de qui ce surnom d’ailleurs ?). Comme d’habitude, Sansa fait sa tête de mule. Elle refuse. Bonjour le syndrome de Stockholm. Tu sors ou j’te sors ! Va falloir prendre une décision ! Echange de regards. Plan sur Brienne. Plan sur Sansa. Tension. Début de bagarre. Coup de coude dans le pif. Brienne doit fuir et commence alors le super quinté quarté + en direct de l’hippodrome de Westeros. Lady Brienne, sur Ideal de Gazeau l’emporte finalement avec une côte de 5/1. Elle devance Brutus 1 et Brutus 2, tandis que Podrick sur Asticot Vaillant, a abandonné la course suite à un très beau soleil.

A Port-Réal, l’amicale de l’inceste se réunit. Cersei est de mauvais poil, contestant à Sansa le titre de la bourge la plus insupportable de la série. Jaime, son homme de main (si on peut dire), ouvre le colis destiné à la reine. Paf ! Un serpent empaillé, le bon goût n’a pas d’époque. A sa vue, Cersei frôle la crise d’hystérie, la faute a une peur phobique des reptiles. Elle comprend néanmoins qu’il ne s’agit pas d’un cadeau d’un taxidermiste anonyme, mais bien d’une menace de mort à peine voilée, envers sa fille, exilée à Dorne. Pas si bête la guêpe. Jaime, conscient qu’il doit se racheter auprès d’elle après l’épisode du lâcher de nain (cf épisode précédent), se propose d’aller récupérer sa fille à Dorne. Toujours la main sur le coeur celui-là.

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A Dorne justement, le prince (se) Doran la pilulle sur un transat. Pinède, soleil et grillon, le mec se « met bieng » comme disent les méri-dornaux du coin. Comme d’habitude dans la série, cette relative quiétude ne dure pas. Faut dire que si on devait se taper 50 minutes d’un glandu en train de paufiner son bronzage, on s’embêterait sévère. C’est sa belle-soeur qui vient rompre son moment de détente (pas d’époque pour ça non plus). Elleria, c’est son nom, déboule comme une furie dans le solarium de Doran, gratifiant au passage le videur sénégalais de la punchline de l’épisode :

« Remove yourself from my path, or i’ll take that long axe and I’ll shove it … »

Elle est très distinguée, comme toute cagole qui se respecte. On l’enverrait à Miami ou à Ibiza qu’elle se sentirait aussi à l’aise. Elle a le seum, son keum Oberyn a pris le tarif à King’s Landing. Pour se venger, elle propose une ablation des doigts de Myrcella, la fille de Cersei et Jaime. Pas si con, ca pourrait peut-être servir à Jaime. Doran, qui n’a qu’une envie, finir son roupillon pénard, refuse le don d’organe. Sans le savoir, la médecine vient de perdre 1900 ans.


Les bullet point suivants vous sont gracieusement offerts par Microsoft Office, pour éviter de s’endormir comme dans l’épisode :

  • A Meeren, arrestation de Dexter, caché dans un placard.
  • Devant Daenerys, un ancien esclave prône la peine de mort. Un peu comme si un musulman votait Le Pen, absurde.
  • Tyrion continue de picoler. Encore un effort, le coma éthylique n’est plus très loin.
  • Cersei fait égorger tous les nains du royaume.  Quelqu’un à l’adresse de passe-partout, qu’on le prévienne ?

 

Retour vers le mur, où Sam, Gilly (sa femme) et la petite Shireen ne le font pas et étudient dans la bibliothèque. Quart d’heure culture dans ce monde de brutes. Shireen apprend l’alphabet à Gilly. C’est pas gagné, Gilly étant pas vraiment cablée à tous les étages. L’apprentissage va être long et difficile d’autant que Gilly se dissipe rapidement :

Gilly : « Mais dis moi Sheeren, tu en as une vilaine peau ! »

Shireen, gênée : « Je sais, pourquoi tu crois que je passe mon temps enfermée dans une bibliothèque ? »

Gilly : « A ton âge, j’étais pareil tu sais. Des cratères plein la figure. Une vraie piste de décollage de fusée. »

Shireen : « Comment as-tu fais pour les faire disparaître alors ? Tu n’en as plus aujourd’hui ! »

Gilly: « Ben, Biactol, trois fois par jour. Et de l’urine de chèvre, ça apaise les pores. Du coup, mon visage a arrêté de suinter. Et j’ai pu reprendre une vie normale. »

Shireen : « T’as pu choper ? »

Gilly: « Pas des masses en fait. J’en ai beaucoup souffert à l’école. Les jolis garçons ne voulaient jamais jouer à touche-pipi avec moi. Regarde avec qui j’ai fini ».

Sam : « Je t’entends Gilly. »

Gilly : « Bref, tu es une gentille fille Shireen, je te filerais ma lotion. Passe dans ma piaule, j’ai une lisseuse et on pourra se faire les ongles en lisant le dernier numéro de Paris Match. »

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Dans la salle d’à côté, Stannis rappelle à Jon qui c’est le patron. On marave, on discute après, c’est pourtant clair comme consigne. Snow opine, mais lui rappelle que les sauvageons et les gens du Nord, pour alcoliques et cul terreux qu’ils soient, sont avant tout des peuples libres. Stannis tente de l’amadouer en lui proposant le titre ronflant de « Lord of Winterfeld ». C’est tout de suite plus classe en anglais. Passer de bâtard à seigneur, l’ascenseur social est pas en panne pour tout le monde…

Mais ce bâtard de Snow confie à Samwell, qui a quitté la bibliothèque pour grailler un sanglier, qu’il compte refuser la proposition. Il préfère garder son job de veilleur de nuit, à la cool. Ce manque notable d’ambition va habilement être contrecarrer par Sam, qui livre un poignant discours en sa faveur pour l’élection à la tête la garde de nuit. S’il voulait se la couler douce, c’est raté, le voilà élu à la présidence des sans-dents de la Nightwatch (plus classe en anglais je vous dit). Jon Snow, c’est Emmanuel Macron, le petit jeune qui monte et qui doit encadrer des illettrés.

Capture d’écran 2015-04-27 à 09.42.28

Passage rapidos à Braavos, où l’on retrouve Arya qui en est réduite à glander dans les rues, à chasser des pigeons, comme une vulgaire punk à chiens. Il faut l’intervention du clochard du foyer pour lui éviter de se faire détrousser par une bande de brigands. Ce dernier l’emmène au foyer, où un lit vient tout juste de se libérer. Une fois arrivé sur place, le clodo se dévoile enfin. Il n’est pas noir. Ni SDF. Il est David Copperfield. Ou Arturo Brachetti. En tout cas, il peut changer de visage. Habile. Ca nous promet quelques tours de magies d’ici à la fin de la saison.

A Meeren, la peine. L’exercice du pouvoir est difficile pour Daenerys, pas aidée il est vrai par l’aéropage d’incompétents qui l’entoure. L’un de ses sbires zigouille en effet le « Son of the âne Archy » sans son consentement. Ben résultat, elle applique la loi et le condamne à mort. A l’indonésienne. Execution en public, ce qui a le don d’énerver les pécores du coin. Jamais contents eux-là de toute façon, mais gageons que la côte de popularité de Daenerys risque de perdre de sa superbe dans le prochain baromètre Ipsos-Le Figaro. Heureusement pour elle, à la nuit tombée, son dernier fils, un dragon d’une dizaine de mètres de haut, revient dans ses bras. Il rentre pour le week-end, il avait du linge sale. Avec son retour, les miches de certains risquent de chauffer très fort dans les prochains épisodes. L’été arrive, ca tombe bien, c’est la saison des barbecues.

Capture d’écran 2015-04-27 à 09.46.41Au final, un épisode qui ne casse pas trois pattes à un Lannyster. Toujours des longueurs, on se croirait parfois dans une séance de questions à l’Assemblée Nationale tellement on a envie de zapper. Le Téléthon permettra-t-il de soigner Bran ? Sansa décochera-t-elle un sourire ? Faut-il que Arya reste dans le foyer avant que l’hiver n’arrive ? Jon négociera-t-il une augmentation suite à son nouveau poste ? Toutes les réponses à suivre dans le prochain épisode.

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Game of Thrones S05.E1 – Jeux de nains, jeux de vilains.

Ca y est. Game of Thrones a repris. Une saison de bolos qu’on m’a dit. Faut dire qu’au début, j’étais sceptique. Une fiction moyenâgeuse avec des dragons, des châteaux, de la magie et un hiver qui vient, ça ressemble plus à une instance de Diablo qu’à une série digne de ce nom. Un fantasme de joueur de WOW ou de cartes MAGIC tout au plus. Dès le premier épisode, je me vite suis rendu compte de mon erreur d’appréciation. Un chevalier qui machine avec une reine qui s’avère être sa sœur, tout de suite, ça dénote d’une ambiance (du Nord certes). Surtout quand, dans la pièce d’à côté, un nain s’affaire avec une prostituée. Bref, l’intérêt devenant évident, je suis devenu accroc. Comme tout le monde. Et si comme moi, tu ne bites rien à ce scénario aussi emmêlé qu’un poil pubien de nonne Vaticane, voici un petit résumé te permettant de mieux appréhender le S05.E1.HDTV.x264-ASAP.mp4.

Une fois n’est pas coutume, et pierre qui roule n’amasse pas mousse, la saison 5 débute par un flash-back. Deux jeunes filles en robe, avancent péniblement dans une forêt sombre et humide. Les deux gourdes ont préféré garder leur robe plutôt que d’enfiler leur ensemble Quechua. Alors rapidement, l’une d’entre elle gémit. Pieds mouillés, elle a froid. Pour la rassurer, la blonde lui dit qu’au moins, elle est vachement plus bonasse dans cette robe que dans l’ensemble Quechua. Elle lui prend ensuite la main et l’entraîne avec elle derrière un arbre. Premier frémissement, on se dit qu’on va assister au premier épisode lesbien de l’année. Première déception, il ne viendra pas. Ni derrière l’arbre, ni dans la cabane où ces dernières se réfugièrent et firent la rencontre d’une sorcière pouvant lire l’avenir dans le sang. Un millilitre de sang contre une prophétie, ca plutôt tombe bien, Cersei (oui, c’est elle la petite blonde) n’a pas un radis sur elle. Cette dernière apprend donc de la sorcière babos qu’elle deviendra reine (paye ton scoop), qu’elle enfantera trois maudits morveux et qu’elle se fera remplacer par une reine plus jeune. Pas si mal si on compare à Lady Di.

S14

On retrouve Cersei 30 ans plus tard. La suceuse de sang avait raison, elle est bien devenue reine. Mais son père Tywin Lannister est mort, tué par son nain de fils alors qu’il s’assurait du bon fonctionnement d’un nouveau système de latrine. Devant son cadavre, Cersei retrouve son frère et ex-amant, Jaime Lannister. Le genre de mec à qui on aurait du mal à serrer la main. Comme toujours dans les réunions de famille, ça part en cachou. Cersei met sa mort sur le compte de Jaime. Il faut dire que ce dernier a contribué à sa mort, en libérant son nain de frère. Episode mythique de la saison 4, très Fort Boyard dans l’esprit. Les reproches sont virulents. Cersei baisse la tête, bien conscient qu’il risque de se la caler derrière l’oreille pour un bon bout de temps.

Mon personnage préféré, le nain qui va aux putes, Tyrion réapparaît sur une île. Clin d’oeil à son défunt de père, il est caché dans une caisse aux relents de caca. Heureusement, Lord Varys est là pour le réceptionner et lui offrir le verre de l’amitié. C’est du gros rouge qui tâche. Cul sec. Il pique. Cul-sec. Pas encore totalement cuit, Tyrion a juste le temps de poser les bases d’un nouveau courant de pensée : le nanisme nihiliste avec un cogito très personnel : « the future is shit. Just like the past ». Prends ça, Descartes. Cul Sec. Tyrion vomit. Ce qui ne l’empêche pas de se resservir la petite sœur dans la foulée. Vomir, c’est repartir. On reconnaît les vrais.

S21

Pendant ce temps-là, Daenerys, la mère des 3 dragons (au fait, elle a fait une césarienne à l’accouchement ou comment ?) mène une politique de saccage de monument historique. A la Daesh, sans fioritures. Toboggan pyramide pour la relique en or d’une ancienne divinité. 1/10 à la réception, les chances de médailles s’évaporent. Aucun respect pour l’archéologie putain. Puis, scène étrange, un guerrier « Unsullied »  se rend au bordel discrétos. Un eunuque qui emmène son matos en maison close, ce n’est pas tous les jours non plus. C’est un peu comme si un cancéreux donnait des leçons à un coiffeur ou si Jérôme Cahuzac était ministre du Budget (…). On craint alors le pire, d’autant que le PG 13 fait son apparition à l’écran. Finalement, tout est bien qui finit bien. Le castré se fait dextériser (égorger) par un rebelle avec un masque de carnaval tandis que la fille de joie lui chante une chanson. Ah ben oui, forcément, il est eunuque, fallait pas s’attendre à des prouesses. Quand y’a gazon, y’a match, mais c’est carrément plus compliqué quand y’a pas de joueurs...Apprenant la nouvelle du meurtre, Daenerys s’énerve et ordonne que l’on attrape Dexter. S’il a réussi à échapper à la police de Miami, je vois pas trop comment une colonne d’eunuque pourra l’appréhender…

Du côté du mur, forcément, des lamentations. Samwell Tardy, La Boule avec des cheveux, fait le coq devant madame qui craint de se faire expulser par la nouvelle direction de l’établissement, plus regardante. A quelques mètres de là, Jon Snow enseigne le maniement de l’engin (une épée) à un jeune paysan. On sent que le gars a pris la confiance depuis qu’il s’est fait dépucelé par une rouquine. Il se fait même chauffer par Mellisandre d’Asshaï, conseillère, magicienne et amante de Stannis Baratheon dans l’ascenseur. La scène est mythique, :

Mellisandre, regard de braise (de type barbecue) à l’attention de Jon.

Jon Snow, géné : « Elle me matte ou quoi ? Mais qu’est ce qu’elle me veut aussi ? Faut croire que j’attire les rousses ».

Silence

Jon Snow : « Merde, faut que je dise quelque chose, ça devient gênant. Vite. La météo. Oui, c’est bien la météo comme sujet. »

Jon Snow : « You’re not cold my lady ? »

Mellisandre : « Never. The lord’s fire live within me. Feel » dit-elle en se caressant la joue avec la main de Snow.

Jon Snow: « Au secours, elle fait quoi là ? On arrive bientôt ? Oh la vache, elle est brûlante la chaudière »

Mellisandre, un poil directe : « Are you a virgin ? »

Jon Snow, tout fier : « No »

Mellisandre, that’s what she said: « Good »

Ouf. L’ascenseur arrive enfin à destination, on est pas passé loin du quickie. Sourcils qui se froncent, mains qui s’effleurent, dialogues qui s’envolent, cela ne fait aucun doute. La production a engagé le scénariste de Fifty Shades of Grey pour pimenter la série. Fifty Shades of Snow, bientôt sur vos écrans. Christian Grey à côté, c’est la pucelle d’Orléans.

S3


Temps mort dans l’épisode, vous pouvez aller aux toilettes, les prochaines lignes sont inutiles. Sansa, la princesse à la tête de victime, tire une tronche d’enterrement. Comme dans TOUS les épisodes depuis le début de la série. Ça lui abîmerait les zygomatiques de lâcher un sourire pour une fois ?  Elle est accompagné (prisonnière?) de Peter Baelish, qui fait là preuve de légère tendance pédophile, mais comme personne ne semble s’en émouvoir, passons. Ces derniers croisent, sans l’apercevoir, Brienne de Torth, la lanceuse de poids reconvertie, qui nettoie son épée après avoir tué un ours et un régiment de marcassins pour son petit déjeuner. Fin du temps mort de l’épisode, j’espère que vous vous êtes bien lavés les mains après votre passage aux waters.


Puis, retour aux funérailles de ce bon Tywin Lannister. C’est pas la grosse teuf, malgré les quelques zakouskis et la vinasse. Cersei lance des regards noirs à tout le monde, certainement son occupation favorite dans la série. Elle rencontre son cousin, un ex amant également. Encore un dans la famille, pourquoi aller voir ailleurs après tout ? Ce dernier lui fait un laïus sur sa nouvelle religion, faignant de s’excuser pour leur précédente relation (saison 1, tape dans google) tout en exhibant son torse à travers sa tenue de moine. Tentative d’approche ridicule qui a néanmoins toutes les chances de fonctionner. Pendant ce temps là, dans la pièce d’à côté, c’est le quart d’heure manif pour tous. Gros plan de fesses. Discussions de gay. Plan de fesses. Entrée fracassante de Margaery qui ne semble pas plus choqué que cela de retrouver son frère en plein coït. Au contraire, son oeil pétillant semble indiquer qu’elle ne renie pas la marchandise. « I’am very angry » qu’elle dit en plus. Là, ça va partir en tricycle où je m’y connais pas. Plan de fesses. Malheureusement, l’ami de son frère quitte la pièce, mettant ainsi fin aux espoirs de plan à trois de Margaery.

Sur l’île Yputien, la conspiration repart de plus belle. A la baguette, Lord Varys, qui ressemble à s’y méprendre à Eric Besson, mais avec des idées. Tyron, un Sarkozy sans talonnette, continue son open bar au rouge. Il a mal au crâne de sa séance de binge drinking, mais semble néanmoins séduit par les manigances de Besson, qui lui conseille d’aller faire allégeance à Daenerys. Pas con, c’est vrai qu’Hillary Clinton a la côte en ce moment. Les deux visent un strapontin ministériel, ça se voit à 10 000.

Au même moment, la blonde à dragons continue son combat contre les traditions en refusant les joutes entre (anciens) esclaves. « I do not respect the tradition of human cockfighting » tranche-t-elle avec toute la distinction que lui permet son accent anglais. Fin de la discussion, qu’est ce que tu veux répondre après ça ? Daenerys finit son sermon par un cassant « how many times must i say no before you understand ! « . Transition habile (un coup du scénariste), la scène suivante se passe dans son lit. Plan de fesse. Daenerys y devise stratégie militaire, une habitude post-coït très répandu chez les maîtres du monde. Plan de fesse. Sur les conseils de son amant du soir, Daenerys se motive pour aller voir ses dragons. Ces derniers, en pleine crise de rébellion, ont été enfermés dans la cave. Une punition parfaitement adaptée pour des adolescents récalcitrants. Ils ne rentraient pas dans les placards, il a bien fallu les caser quelque part. Manque de bol, les dragons sont grave vénères et allument un barbec pour marquer leur mécontentement. Daeneys manque de finir en chipolata, et pour le coup, a vraiment eu chaud aux fesses.

S6 (1)

L’épisode se terminera quand même par un grand méchoui. Malgré tous ses efforts, Jon Snow n’arrive pas à convaincre Mance Rayder, le chef des sauvageons, de se rallier à Stannis Baratheon (un énième candidat à la présidentielle). Mance refuse de s’agenouiller devant ce dernier, ce qui le condamne à la mort. Comme un grand, Mance creuse sa tombe Rayder. Un bûcher est allumé, histoire de le cuire à point et de nourrir la garde de la nuit, qui commencent à creuser. Mance fait feu de tout bois, mais Jon Snow intervient. Alors qu’il fait croire à tout le monde qu’il va chercher une autre bûche pour alimenter le feu, il prend son arc et abrège les souffrances de Mance d’une flèche dans le coeur. Oui, Jon Snow mange halal, et alors ?

S5 (1)
Après cet épisode de reprise, de nombreuses questions restent en suspens : l’hiver va-t-il enfin venir ? Combien de dolipranes va devoir prendre Tyrion? Cersei va-t-elle se taper toute sa famille ? Jaime va-t-il révolutionner le handshake ? Réponses dans le prochain épisode de GOT.

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Le dictionnaire corporate (1)

Ah, le monde de l’entreprise. Ces pompes à gland, ces machines à café et son humour corporate. Dans cet espace où le peigne-cul est roi se développe des codes et pratiques qui lui sont propres.  Mieux, un vocabulaire d’un genre nouveau apparaît. Parfois imagée, souvent détournée, la novlangue corporate est une ode à la métaphore. Si elle cache parfois le vide et la futilité des discussions d’entreprise, la novlangue corporate mérite cependant que l’on s’y attarde. Voici un florilège de ces quelques expressions, qui alimentent la logorrhée quotidienne du cadre moyen à cravate et salaire variable.


Être dans le pipe : Métaphore d’origine hawaïenne, traditionnellement utilisée par des beaux gosses aux cheveux longs jouant de la gratte sur une planche de bois, elle décrit dans un contexte corporate une période d’intense activité professionnelle. Expression particulièrement usitée par la hiérarchie, soit pour motiver les bleus-bites « bon les gars, on est dans un pipe énorme » soit pour éviter la vulgarité qu’entrainerait l’usage de son équivalent argotique «  putain, c’est la merde ».

Être sous l’eau/avoir la tête sous l’eau : Métaphore aquatique qui exprime un état de précarité temporelle dans lequel se trouve le salarié. Utilisée avec tact auprès de sa hiérarchie ou de ses collègues, elle constitue également une habile manœuvre d’évitement. Aussi, l’employé rusé n’hésitera pas à objecter que son statut amphibie ne lui permet pas de traiter une charge de travail additionnelle : « A non non Roger, je suis com-ple-te-ment sous l’eau, pas possible que je touche au bench ».

Ne pas avoir de visibilité : Expression préférée des non-voyants qui révèle l’expectative dans lequel se trouve un collaborateur. « Le manque de visibilité » s’accompagne généralement d’une tension et d’un stress, générateur d’ulcère et d’ambiance moisie dans le bureau.  Dans certains cas, plus rares, l’absence de visibilité est source d’oisiveté :  » ah ben non Richard, je peux pas avancer là, j’ai zéro visibilité sur le dossier Alpha».

Être en phase d’atterrissage: Métaphore aéronautique empruntée aux ingénieurs du Concorde, la phase d’atterrissage correspond à la finalisation d’un projet, d’un document ou d’une mission. Traditionnellement calme, l’atterrissage peut néanmoins connaître quelques irritants de dernières minutes, appelés « putain de turbulences » dans le jargon.

Irritant : Synonyme dermatologique d’un problème qui se veut à la fois agaçant, imprévu et chronophage.  A noter que si votre collègue est sous le coup d’un irritant, il vaut mieux ne pas lui adresser la parole.

Enjeu : Tout simplement le nom masculin le plus utilisé en entreprise juste devant « pause clope » et «allo, oui». L’enjeu est omniscient, il exprime le tout et le rien, le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas. Ainsi, selon l’usage, l’enjeu est à la fois un problème, une solution, un sujet, une histoire, un plan, un irritant, une joie, un obstacle, une fille de joie, du gasoil,etc etc…

L’usine à gaz : Expression judaïque tombée en désuétude après un usage excessif dans l’Europe des années 30, qui connaît un succès grandissant dans les open-space. Comme son nom l’indique, l’usine à gaz désigne un sujet brulant et potentiellement funeste pour l’employé en ayant la charge. Conjugué à toutes les sauces, son usage peut agrémenter avec goût une conversation Nespresso ( « je te le dit Jocelyne, l’Excel sur le reporting, c’est une vraie usine à gaz ») ou faire office de conseil prévenant  à un collègue zélé ( « n’y va pas José, c’est l’usine à Gaz ce dossier »). En clair, comme dirait l’autre (celui des années 30), vous ne pourrez échapper à l’usine à gaz.

Concaténer : A ben oui. En entreprise, on ne regroupe pas, on n’empile pas, on concatène les informations. Pourquoi faire simple quand on peut utiliser un terme à plus de 3 syllabes et exposer ainsi au plus grand nombre dans un courriel toute sa maîtrise de la langue française. Attention, en utilisant ce genre de terme pédant, vous risquez de provoquer saignements  de nez et agacement auprès de vos interlocuteurs. Des insultes sont également à prévoir.

Performancielle : Ne cherchez pas, ce terme n’existe tout simplement pas. Il s’agit pourtant du néologisme le plus employé par nos collègues ingénieurs. Mais si, la bande de mecs du 5ème, ceux que tu ne vas jamais voir car tu ne bites pas une broque de leur réponse quand tu leur demandes l’heure. La preuve, ils inventent des mots dont le terme performancielle qui n’est autre que le mix, audacieux, entre performance et tendancielle.  Et qu’on ne vienne pas me dire que l’usage intensif du cosinus et de la racine carré ne présente pas de danger !

Collaborateur : Expression franco-allemande des années 30 (décidément) qui retrouve une certaine vigueur dans le cercle des ressources humaines. Remplace avantageusement « salarié » ou « employé » dans la novlangue RH.

Tenter/faire une sortie : Métaphore de poilu qui vise à prendre la parole en réunion, le plus souvent pour défendre sa position face aux attaques d’un collègue malveillant. Attention, tenter une sortie ne s’improvise pas, elle n’est pas sans risque et bien des audacieux se sont pris des rafales en retour. A utiliser avec précaution, donc.

Chronophage : Se dit d’une activité, projet ou dossier qui entraîne une présence bureautique telle, qu’elle empêche l’employé de s’adonner à son activité crépusculaire préférée, à savoir regarder «L’amour est dans le pré ».

Être au milieu du gué : Métaphore provenant du Marais et  qui indique le niveau d’avancement, médian, d’un projet. A noter que l’on peut aisément combiner « un milieu du gué », un « bench » et un « sous l’eau » avec un peu de pratique : le Bench ? On est milieu du guet, mais je te cache pas qu’on a la tête sous l’eau.

Être dans la soute : Métaphore terroriste désignant une activité en cours de réalisation et qui, pour une fois, ne semble  pas poser de problèmes : « t’inquiète Robert, le reporting est dans la soute ». Attention cependant, les bombes explosent souvent de la soute.

Dans la vraie vie : Expression humaniste désignant les pratiques à l’œuvre en entreprise. Souvent prononcée par la hiérarchie avec un petit air condescendant : « non mais tu comprends, dans la vraie vie, cela ne marche pas comme cela ».

 

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Le peigne-cul

Non, le peigne-cul n’est pas un coiffeur pour dames. Ni un démêloir pour follicules pileux postérieures récalcitrants. Le très sérieux, malgré sa couleur de cheveux, Larousse le définit comme un « individu méprisable ou ennuyeux » (ignare).  Difficile pourtant de se satisfaire d’une telle définition, tant le peigne-cul est un être singulier, à la personnalité plurielle et pleine de richesses (au propre, comme au figuré d’ailleurs).

Comment reconnaître un peigne-cul ?

Le peigne-cul, c’est avant tout une apparence savamment orchestrée. Son allure de citadin petit-bourgeois lui permet de se démarquer de la rustique populace des quartiers prolétaires. Son look se décompose autour des 3 C : contenance, chaussure, cheveux.  Ainsi, quand il ne porte pas de chandail bleu ciel, le peigne-cul arbore une chemise saumonée, agrément de caractère à sa veste de costard noir en queue de pie. Le soulier est en cuir, noir toujours, style Richelieu. Enfin, sa coiffure est estampillé Franck Provost, shampoing et brushing inclus dans le prix. D’ailleurs, le peigne-cul ne se départit jamais, quelque soit la circonstance, de sa raie, portée fièrement, à droite bien entendu…

A quoi sert un peigne-cul ?

Le peigne-cul ne sert à rien. Enfin, si son apport pour la communauté est nul, le peigne-cul n’oublie pas, comme tout bon capitaliste qui se respecte, de se servir lui-même. Ainsi, le peigne-cul truste bien souvent les postes rémunérateurs, ou bien, à défaut, les postes sans pression intêrets : comptable, expert des marées chaussés, ingénieur télécom, ingénieur tout court, chargé d’études documentaires, expert comptable, accompagnateur de tourisme équestre, etc etc. Faisant valoir d’indéniables qualités de respect et de révérence envers la hiérarchie, le peigne-cul s’assure ainsi la bienveillance du patron. Le peigne-cul n’a donc pas peur de passer pour un mange-boule, car la flagornerie fait partie de sa nature profonde.

Cependant, le regard des autres, le peigne cul n’en a cure ; car oui, le peigne-cul t’emmerde profondément (sauf à être un de ses supérieur hiérarchique)

Les activités du peigne-cul

Le peigne-cul aime à se cultiver. C’est pourquoi ce dernier lit quotidiennement le Figaro. Et regarde attentivement TF1 et  Laurence Ferrari  (même s’il regrette la rigueur de PPDA) à 20 heures. Mais attention, le peigne-cul n’est pas un beauf enchainant l’abrutissant triptyque « Roue de la Fortune », « Point-Route », « Journal de 20h ». Non, le peigne-cul est tout simplement attaché à la qualité éditoriale et à l’éthique de la rédaction de la première chaine.

Par ailleurs, les peignes-culs se retrouvent généralement lors de vernissages d’artistes vietnamo-slovaques ou pakistano-lettons. Bien que la polémique n’existe pas dans la vie du peigne-cul, les peigne-culs aiment échanger ,avec d’autres peignes-culs, de moraline et de bien-pensance autour d’une œuvre aussi abstraite qu’une fonction inverse du logarithme népérien.  (« le carré noir sur fond blanc de Kazimir Malevich » par exemple).

A noter : le peigne-cul ne fait pas de sport. Ou à très faible niveau seulement (golf, aviron exceptés). Car le peigne-cul exècre le sport depuis les cours d’EPS du collège, où comme tout bon peigne-cul, il dût essuyer moqueries et colibets  de ses petits camarades du fait de sa gaucherie de peigne-cul.

De quoi discuter avec un peigne-cul ?

De barbecue et  du tour de France Cochonou ? Bien sur que non. Avec le peigne-cul, tu discutes art et mièvrerie. Le dernier Anna Gavalda ou Marc Levy est bien souvent au cœur des discussions, tant l’intrigue et l’insoutenable suspense qui s’en dégagent, méritent une amicale dissertation sur une terrasse d’un troquet sur les bords de Seine de Levallois. Calogéro, Carla Bruni, Cali et autres chanteurs à textes et à voix seront à coup sûr également abordés dans ces « chit-chat » à la mondanité prévenante.

La pensée politique du peigne-cul

Enfin, la pensée politique n’est pas exempte du raisonnement du peigne-cul. Prêchi-prêcha parfois gauchisant, droitisant souvent ( les jeunes pop en sont bourrés), le peigne-cul se démarque avant tout par une remarquable capacité d’émotion et de dénonciation des vrais problèmes de notre société. N’écoutant que son courage, le peigne-cul manifeste contre la guerre, se dresse contre le cancer et s’érige en dernier rempart contre la faim dans le monde. Plus encore, le peigne-cul refuse l’injustice et la pauvreté, et n’hésite jamais à crier au loup, que dis-je au racisme, voir à l’antisémitisme à la moindre envolée lyrique d’un de nos dirigeants ou artistes qui dépasseraient la ligne jaune. Car oui, le peigne-cul a des valeurs, et n’hésite pas à les défendre : la survie de son monde, celui des gentils hommes, en dépend !

Synonymes

– Mange- boule
– Peigne-derche
– Peigne-zizi
– Pinces-fesses
– Cul-serré
– Cul-cousu

Peigne-culs célèbres

– Xavier Bertrand
– Jean Sarkozy
– CRIF
– CRAN
– toutes les ONG anti quelque chose
– Jean-Pierre Pernault
– Bernard de La Villardière

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L’indispensable inutilité de Facebook (1) : prologue

Le raccourcissement des noms (et des cerveaux ?)

Non, mais c’est quoi ce bordel encore?  Francois « TQV », Hugo « BG », Clement « RPL » ?  Putain, on dirait des slogans pour la RATP! Depuis les Pokémon, j’ai jamais vu une mode aussi débile. C’est pas parce que  t’as 3 geeks pré-pubère qui ont voulu affirmer leur indépendance vis-à-vis du capitalisme facebookien qu’il faut faire pareil! Trop des rebelles les mecs, il change leur nom de famille…Déjà que Facebook ressemble de plus en plus à Caramail, faudrait peut-être arrêter ! Non, parce qu’à 20h là (l’heure de rendez-vous implicite), c’est devenu pire que Skype et MSN réunis ! On ne peut même plus s’adonner au voyeurisme de bureau sans qu’un Maurice MST vienne te demander comment s’est passé ta journée, le tout agrémenté de kikou, lol, et de haha!

L’ambigüité du Haha et les problèmes du LOL

D’ailleurs, faudra un jour qu’on me retrouve celui qui a inventé le « haha » ! Parce que ce « haha » là, il est bien trop fourbe à mon gout ! Non sérieux, ca signifie quoi ce « haha » : « haha t’es trop drôle, j’me marre » ou bien alors au contraire « haha j’me fous de ta gueule » à la manière de Nelson dans les Simpsons » . Vous noterez d’ailleurs que le bon vieux « MDR », que l’on pouvait déjà trouver sur Caramail (« je le sais, j’y étais »), ne s’embarrasse pas de cette ambigüité dérangeante !

Non mais c’est vrai aussi, qui est-ce qui a inventé ce satané « haha »? De mon temps, il n’existait pas et on se portait très bien sans lui ! Encore un coup des nouvelles générations de « Kevin » certainement…

Et puis, tant qu’on y est, il y a vraiment un problème avec le « lol et le « mdr ». Parce que, parfois, je me marre vraiment comme un con devant mon ordi, mais je ne peux pas l’exprimer en « lol » puisque celui-ci est utilisé à tout bout de champ, et ce, même quand on ne rigole pas vraiment.

A quand une gradation du rire devant écran ?

Souvenir de pixels : le Chat de Caramail

Le chat Caramail, pour ceux qui l’ont connu, c’était vraiment quelque chose. Ils n’étaient pas très nombreux (par rapport à aujourd’hui), les vaillants à se connecter sur le chat, pseudo bleu pour les garçonsrose pour les filles. Le vrai rendez-vous des demoiselles en fleurs et des jeunes adolescents en chien. Premiers émois par écran interposés. Premières abréviations dont la langue française ne se remettra pas. On ne compte plus les histoires ayant commencées au détour d’un fébrile « ASV » (est-ce qu’elle va répondre ?) puis d’un « lol », complice. Oublier les boum, ciné et autres cours de récré, désormais tout se joue devant l’ordinateur familial, à 20h, et ce, malgré les protestations parentales sur l’indisponibilité de la ligne téléphonique. Les 20h de Club-Internet ne suffisent bientôt plus à cette génération de l’écran, et plus seulement cathodique. Les enfants du numérique venaient de naître…

Caramail qui est, pour l’anecdote, mort il ya quelques mois. Triste fin pour ce paradis des pédophiles en chasse de fillettes (pardon aux familles)…

L’anglicisation des pseudos : « boule chiite « 

Pourquoi tout les gens (et moi le premier) sur Facebook s’évertuent-ils à écrire leur pseudo en anglais ? Comme si, d’une part, la langue française n’était pas assez riche pour cela. Et, d’autre part, si les français avaient une quelconque attirance pour cette langue:
1) cela se saurait
2) ils ne la massacreraient pas avec autant d’acharnement dans ces mêmes pseudos.

Tentative d’explication : parler de soi à la 3ème personne en anglais, cela parait moins égocentrique.

L'(in)tolérance animale

Je ne saurais vous conseiller de lire les commentaires ci-dessous,  trouvés sur le groupe  » tous contre la maltraitance des animaux« . Loin de moi l’idée de cautionner le contraire, mais bien de montrer que la tolérance des adhérents est inversement proportionnelle à leur empathie à l’égard des animaux. En clair, leur humanisme ne s’étend pas à la race humaine (et s’arrête dans le cul d’un moutondirait Mikael Kael).

« Que tout ces connards qui croient que faire du mal au animaux c’est normal, qu’ils aillent crever, je me ferai un plaisir de les enterrer moi même ! »

« On devrais faire subir les mêmes cruautés à ces barbares et même pire…. rien que pour ça les pédophiles et les violeurs C dômage que la chaise électrique n’existe plus en France!! «

« Pfff REVOLTANT ! ce ont les meilleurs amis de l’Homme … Faire ca a des animaux sans defense Faut vraiment ne pas avoir de couille !!!!Dans ces moments la je regrette la peine de mort !!!
Apres on s’etonne que des chiens mordent !!! pfff vraiment deg
 ! »

Tell me what « you like »

J’aurais bien aimé faire un dernier réquisitoire sur les autistes qui mettent « I like this » sur les profils alors qu’ils n’ont aucune idée de la signification du message, ou pire encore ceux qui mettent  » I like this » quand les gens expriment ressentiments ou spleen passager ( et y’aurait beaucoup à dire la dessus, mais la n’est pas la question).

Du genre, « je me sens pas bien » (« 3 people like this »). Putain, si à l’exhibitionisme se greffe la connerie, on a pas fini…