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Commissaire Robitaille : « macabre découverte à Frontignan » | Flashzone

Commissaire Robitaille : « macabre découverte à Frontignan »

Florida-beach-crime-scene

« En début d’après-midi vendredi 28 novembre, un corps a été rejeté par la mer dans le secteur de Frontignan-plage. C’est un promeneur qui a fait la macabre découverte, il s’agit du tronc d’un homme d’une trentaine d’années… Les policiers de Sète ont ouvert une enquête. L’hypothèse selon laquelle il pourrait s’agir du véliplanchiste disparu cet été a été rapidement écartée. » Une affaire pour le commissaire Robitaille. 

10h. Café de la Poste – Frontignan

Comme tous les dimanches matin, le café de la Poste ne désemplit pas. Avec son écran à Rapido, son papier peint aux motifs faisandés et son étalage de jeux à gratter, il revendique fièrement son statut de bar PMU. Derrière le bar, Roger, le propriétaire des lieux, s’affaire avec entrain : « Salut Jacky, alors tu l’as gagné ton concours de Tuning ? » « Eh Mich, t’as vu ce qu’il se passe au Kosovo ? Non Ko-so-vo, pas Auto-Moto » « Oui Marcel, je vais mettre Téléfoot ». De ces considérations philosophiques, le commissaire Robitaille n’en a cure. Arrivé de Paris la veille, il est là pour enquêter sur l’affaire du tronc, retrouvé sur une plage de la ville. Robitaille est un pragmatique, pas le genre à poser du lino. 10787 (3)D’une austérité à faire chialer une pierre tombale. Alors forcément, à la vue de l’énergumène, Roger ne put s’empêcher de l’ouvrir et de lui poser une question. « Eh qu’est-ce que je lui sers au nouveau ? ». Sans desserrer les mâchoires, Robitaille lui indiqua qu’un café serré fera l’affaire. Pas vraiment la réponse qu’attendait Roger, qui le relança avec sa gouaille habituelle  « et alors, on vient profiter des plages de la région ? Pas la meilleure saison, j’sais pas si vous avez ouvert le journal. Mais y’a le vieux Robert, qui a été retrouvé en morceaux sur la plage. On l’aimait pas trop le Robert, un cul-terreux et une vraie tête de con, mais quand même. Une vraie boucherie à ce qu’on m’a dit. J’espère que ces cons de flics retrouveront l’enculé qui a fait ça ». La tirade de Roger fut suivie d’un brouhaha sans nom, chacun y allant de son pronostic sur l’identité du tueur. Stoïque, Robitaille faisait tourner lentement la cuillère dans sa tasse de café. Ses yeux se levèrent progressivement vers Roger qu’il fixa quelques secondes. En arrière-plan, Michel y allait d’un couplet sur un suspect roumain tout en affirmant posséder un ami noir. D’un ton sec et cinglant, Robitaille se présenta et précisa la raison de sa venue dans ce « bled de sans dents ». Roger n’entendit même pas la dernière phrase, ses oreilles ayant cessé d’émettre au moment où il réalisa qu’il venait d’insulter un commissaire. Tremblant comme une professionnelle à l’église, il se confondît en excuse et proposa de lui offrir le café. Ce que Robitaille refusa immédiatement, par principe. Après avoir pris quelques renseignements sur l’identité de la victime auprès d’un Roger encore blême, Robitaille décida qu’il était grand temps de décarrer. Il paya la note et s’en alla sans mot dire. Pas du genre à beurrer les sandwichs qu’on vous dit.

11h. Scène du crime – plage de Frontignan

Après quelques minutes d’une marche rapide, Robitaille arriva à la plage de Frontignan, une étendue bétonnée charmante si l’on apprécie le ciment et autres agglomérés. C’est le brigadier-chef Pichard qui se chargea de l’accueillir. Ce dernier lui fit un rapide topo sur la situation : tronc retrouvé hier par une octogénaire qui promenait son chien. Victime : agriculteur du coin. Pas de témoins. Robitaille pris rapidement congé de Pichard. Il connaissait déjà tous ces éléments. Et comme si l’odeur du cadavre ne suffisait pimg001as, Pichard avait une haleine de persil périmé. Robitaille arriva devant le tronc. Il ne (le) cilla pas. Il fut néanmoins frappé par la symétrie de l’ouvrage. Un rectangle à la géométrie parfaite, de sorte que le tronc ressemblait à un césar vivant. Enfin mort. Les bras et le bas-ventre de l’agriculteur avaient été découpés avec soin. Ces deux parties n’avaient pas encore été retrouvées. A vrai dire, Robitaille n’en n’avaient pas besoin. Il ne lui fallut que quelques instants pour percuter. Il savait qui avait fait le coup, cela ne faisait aucun doute. Il rappela Pichard en s’évertuant cette fois à éviter les relents persillés de son haleine. Robitaille lui demanda quel type d’agriculteur était le vieux Robert. Croyant bien faire, Pichard lui répondit que c’était une vraie tête de con.La réponse déplut fortement à Robitaille qui lui fit froidement remarquer que « putain, il n’avait pas inventé la marche arrière ». Toujours aussi sec, Robitaille précisa sa question et lui demanda si ce pignouf de Robert ne possédait pas un cheptel de chevaux et d’autres bovins. Par chance, le seul diplôme du brigadier-chef Pichard était un Bac Agricole. Il put ainsi lui fournir des réponses précises sur le nombre de bêtes, le type de semences et sur les moyens d’irrigation de l’exploitation de Robert. Mais Pichard n’eut pas vraiment le temps d’étaler sa science paysanne. Robitaille s’éloigna rapidement sans piper mot, laissant Pichard terminer son exposé sur la culture de betteraves au reste de ses collègues. Sans un merci, Robitaille quitta la plage, rempli de certitudes.

11h30. Front de mer – Frontignan

Sur le front de mer, à distance respectable de l’haleine de Pichard, Robitaille s’empressa de passer quelques coups de fils. Il ordonna sèchement plusieurs directives, puis raccrocha, tout aussi sèchement. Pas le genre à tailler le bout de gras avec bobonne. Le sentiment du devoir accompli, il se dirigea vers le café de la poste.

12h. Café de la poste – Frontignan

Comme souvent dans ce genre d’établissement, le café s’est transformé en brasserie populaire pour le déjeuner. Même en ce jour du seigneur, la salle est bondée. Des nouveaux clients sont arrivés, tandis que d’autres n’ont pas bougé contrairement à leur taux d’alcoolémie. Robitaille démembre en silence sa pièce du boucher. Son calme tranche avec l’agitation de la salle, où Corinne, la femme de Roger s’affaire à servir tout ce beau monde. Robitaille sait qui a fait le coup. Cela ne fait aucun doute. Le mode opératoire d’abord. Un kidnapping discret. Pas les russes donc. Une découpe point à point ensuite. Pas les djihadistes non plus. Une cible en lien avec les animaux. Bingo. C’est forcément un coup des ninjas végétariens. Crée dans les années 2000, cette communauté mangeur d’herbe est plus connue sous le nom de « Ninjarthus-Bertrand». Prônant la lutte armée à l’encontre de toute consommation de viande, ils ne sont pas à leur premier coup d’essai. Descendant direct des « babos » (des chevelus peuplant autrefois les facs de lettre avec des diabolos et des potagers de tomates), ces ayatollahs du Boulgour ont commencé leur lutte par des petits larcins. Coup de boule à des mémés en fourrure, torgnole aux clients de boucherie, sa10787 (2)botage d’abattoirs chevalins, sodomisation d’apprentis agriculteurs, etc…Une partie d’entre eux s’est rapidement radicalisé et pratique avec passion embuscade discrète et égorgement au sabre depuis quelques mois maintenant. L’ancienne tête d’affiche écologique, Nicolas Hulot, demeure à ce jour leur plus célèbre victime. Jugé trop complaisant, il a fini démembré et pendu dans une yourte. A ce jour, une quinzaine de personnalités ont péri sous les assauts des ninjas chevelus. Le vieux Robert ne fait pas exception, syndicaliste agricole, fournisseur de viande chevaline et bénéficiaire d’un barrage qui n’est pas sans rappeler celui de Siveins : il était dans le viseur des Ninjarthus. Robitaille n’était pas inquiet pour autant, il en avait vu d’autres. Ce n’était pas des danseuses mal coiffées qui allait l’effrayer. Et alors qu’il entamait sa 2ème pièce du boucher, son téléphone sonna. L’échange fut bref. Robitaille nota une adresse sur sa serviette et se leva brusquement. Il sorti du bar à la hâte. Il indiqua à Roger qu’il reviendrait pour payer plus tard, ce à quoi ce dernier ne trouva rien à redire. « Vaut mieux pas se le mettre à dos, celui-là » pensa-t-il. Pour une fois, Roger avait raison.

12h30. Fac de lettres – Montpellier

Refusant la voiture, les ninjarthus ne se déplaçaient qu’en ninjas, c’est à dire à pied. Ces derniers refusaient même les chevaux, jugeant immoral d’utiliser l’animal comme moyen de locomotion. Robitaille le savait, et avait demandé à ses collègues d’établir un périmètre de recherche d’environ 50 kilomètres autour de Frontignan. Le meurtre ayant eu lieu hier, « les bouffeurs de blés ne sont pas loin » leur avait-il dit au téléphone. Le pronostic de Robitaille s’avéra exact. Un groupe de ninjas avec des cheveux longs a été repéré sur la fac de lettres de Montpellier. Robitaille n’avait pas beaucoup de temps, les ninjarthus ne devaient utiliser l’amphi que comme un refuge provisoire avant de se décamper. Arrivé devant le campus, Robitaille pris néanmoins le temps de garer sa Laguna de fonction. Robitaille ne déroge jamais aux règles de stationnement. Ni aux autres d’ailleurs. Il respira un grand coup, vérifia le calibre de son arme, puis sorti de la voiture. Il courut discrètement vers l’aile Jean Jaurès, bâtiment Salvador Allende, amphithéâtre Karl Marx. Il fracassa la porte d’entrée et se retrouva nez à nez avec les 4 terroristes. Ces derniers furent pris de court par l’irruption aussi brutale du commissaire et se précipitèrent sur leur sabre. Robitaille, 1m90 de biceps et de cross-fit, faisait face aux véloces ninjas, 1m70 de moyenne, prêts à bondir. Robitaille salua les grévistes du coiffeur et les invita à baisser leurs armes et à se rendre. Sans quoi cela risquait de tourner au vinaigre.10787 (4) Les ninjas refusèrent et le leader du groupe, Ninj-athée-et-décroissants, lui rétorqua d’aller cordialement se faire foutre ou d’aller se beurrer une tartine s’il y était. Robitaille ne lui en tint pas rigueur. Il dégaina son arme en premier et, d’une balle bien sentie, explosa la tête du ninja à sa gauche. Les 2 autres ninjas lui sautèrent alors dessus. Robitaille esquiva la première lame, mais s’entailla le bras sur la 2ème. Quelques gouttes de sang giclèrent de sa veine, ce qui eut le don de singulièrement l’énerver. D’un geste brusque, il attrapa la queue de cheval (les cheveux) d’un des assaillants, puis lui éclata la tête sur le premier rang. Le 3ème assaillant tenta bien de le planter avec son sabre, mais il sous-estima la vitesse de déplacement de Robitaille, qui esquiva, lui fit une clé de bras, et tira un deuxième balle de son pistolet. Comme pour son collègue, le crâne explosa. Fin de la partie. Robitaille les avait pliés bien comme il falut. D’un violent coup de pied à la tempe, il s’assura que le 2nd ne se réveille pas de sitôt. Pourtant Robitaille l’avait mauvaise :Ninj-athée-et-décroissants avait profité de l’escarmouche pour s’enfuir. Robitaille exécrait ce manque de courage, mais pouvait-il en être autrement avec des bouffeurs de salades. Méthodiquement, il rajusta sa chemise ensanglantée, rangea sa pétoire, et quitta l’amphi. Il allait retrouver Ninj-athée-et-décroissants et lui montrer de quel bois il se chauffait. En sortant du bâtiment, un sabre lui frôla la tête et vint s’écraser contre la porte. Le Ninja venait de le rater. Dommage pour lui. Robitaille n’était pas venu là pour coller des gommettes

A suivre…


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