Catégories
Mauvaise foi

« Avec la Free Agency, on se croirait sur Footmercato ! »

La mauvaise foi, c’est comme le cortex, cela s’entretient. Au bar PMU de la place du village souvent, sur Basketsession, parfois. Ça tombe bien, le gérant du PMU vient de partir en camping à Palavas…

Après le loto des losers, la draft, la NBA nous offre désormais une période d’agitation et de drôleries clownesques. En foot, cette période fait de carnets de chèques, de contrats juteux et d’agents véreux s’appelle le « Mercato ». En NBA, on reprend les mêmes acteurs, mais on appelle cela la « Free Agency ». Cela fait un peu slogan d’agence immobilière, mais cherche pas, c’est de l’anglais donc c’est forcément plus classe. Quoique.

La Free Agency pour les nuls

Bref, la Free Agency de cette année c’est du grand n’importe quoi. C’est un peu le croisement entre un premier jour de soldes, l’excitation est la même, et le premier avril, les conneries sont les mêmes. D’un côté, on trouve le consommateur d’informations c’est-à-dire principalement le fan de basket, le puriste de la balle orange ne s’abaissant pas à suivre heure par heure l’évolution des transferts. On se trouve généralement en présence un adolescent (pré-)pubère, figure du fan-boy, casquette et maillot de sa franchise arborés fièrement devant son ordinateur. Le genre de mec qui prie chaque soir pour que sa franchise se renforce à l’intersaison et qui, pour voir, à déjà tester tous les trades possibles sur NBA2K. Pas de bol, le fan boy en question supporte bien souvent une franchise en manque de titres, voire même de play-offs. Ce profil psychologique, mi-loser, mi-rebelle idéaliste,  explique que l’on puisse lui faire avaler strictement n’importe quoi.

C’est ainsi que l’on trouve, de l’autre côté, des journalix qui alimentent en contenu leurs sites spécialisés avec des rumeurs en cartons. Une sorte de grande liquidation, où, à l’instar d’un monde sarkozyste, « tout devient possible ».  Depuis peu, sur Basketsession (et d’autres), on se croirait sur Footmercato. Des rumeurs qui sentent le pâté à tour d’articles. Tellement grosses que même Gerald Dahan n’oseraient pas des canulars pareils. Grâce à ce grand cirque, à défaut de connaître les destinations plausibles des joueurs, on découvre au moins le nom de tous les canards ricains et de leurs journalistes « insiders » qui fournissent les infos. Pour exemple, selon le Cleveland Sentinel, Lebron serait proche de Chicago. Information démentie le lendemain par l’Ohio Times qui l’annonce à New York. Rebelote le surlendemain, etc etc… L’explication de ces revirements si soudains. Aucune évidemment, la source du journaliste n’a pas semblé daigner apporter plus d’informations. Autant dire que la crédibilité de ces soi-disant sources m’apparaît donc suspecte et ce malgré le retour en force de l’usage du conditionnel dans les articles. Il ne s’agit pas là de dénigrer le travail journalistique, mais juste de rappeler que si ma tante en avait, on l’appellerait Gérard.

 

Exemple de fumisterie : le trouble destin de Bosh, grandeur et décadence de l’empire.

Bosh, la pièce centrale du marché ? En Europe, je veux bien. On a assez payé pour s’en souvenir. Au basket, j’ai plus de mal. Bosh c’est quoi, à part un énorme melon qui lui fait croire qu’il peut être un Franchise Player efficace. Les fans de Toronto sont bien placés pour en parler. 2 apparitions en play-offs en 7 ans à 20 Kobe, 9 Rodman et 3 Stockon. Pas de quoi casser trois pates à un canard. Et surtout pas de quoi de laisser passer l’opportunité de jouer à côté de James, Wade, Rose ou les 3 réunis. Alors espérons que son agent ou qu’un membre de sa famille restée lucide lui soufflera de rejoindre l’un des 3 susnommé pour gagner un titre. Le problème, c’est que t’as toujours des frères, des cousins, des oncles revenus de nulle part qui lui conseilleront de signer ailleurs, histoire de palper quelques millions de dollars supplémentaires. Un doux bordel donc. Et pour ceux qui n’auraient pas suivi, je récapitule :

 

Exemple 2 : Joe Johnson. Profession : escroc. Particularité : agi en toute légalité.

Au début, j’ai cru que c’était une rumeur. Le genre de truc que balance d’habitude un stagiaire de Mediapart pour tout faire péter. Tant pis pour la véracité et les victimes collatérales. Si t’as pas compris, demande à Eric Woerth. Puis, j’ai cru à une mauvaise blague. Le genre de truc que balance Pierre Palmade pour se la péter. Si t’as pas compris, demande à Anne Roumanoff. En fait, il s’avère que cette information est vraie : Joe Johnson a bel et bien signé un contrat de 120 million de dollars sur 6 ans. Petite pause car cela m’écorche le colon rien que de l’écrire. Cela prouve d’une part que les proprios n’ont visiblement rien retenu de la jurisprudence Rashard Lewis. Le pire dans l’affaire, c’est que ce sont ces mêmes  pingouins qui vont nous ressortir l’an prochain le couplet de l’impérieuse nécessité de baisser la masse salariale pour sauver la ligue. Quand l’incompétence fait écho à l’idéologie…

D’autre part, il faut l’avouer, il n’y pas que les dîners chez les Bettencourt qui payent,  être un joueur surcoté qui ne gagnera jamais rien ça rapporte aussi. Certains sont doués sur le terrain, d’autres le sont en dehors. Quand on se rappelle les exemples de Vince Carter, Jermaine O’neil  et d’autres imposteurs du genre , on se dit qu’engager un « gestionnaire de patrimoines »(comprendre grugeur d’impôt) n’est pas si inutile que cela. Mais pour une fois que le travail prend le pas sur le capital, on ne va pas pleurer

Flash

Catégories
Mauvaise foi

He is just Kobe

A la veille de la retraite de Kobe Bryant, je ressors un article d’hommage du placard. Publié une première fois 2008 sur les blogs de Basketsession, puis updaté en 2010, il demeure d’actualité 6 ans après. Merci Kobe. 

« MVP.. MVP… ». La clameur émane sans discontinuer des travées du Staples Center. A chaque prouesse du maître des lieux, Kobe Bryant, les fans des Lakers entonnent religieusement ce refrain, comme un leitmotiv, comme une évidence surtout. Depuis bien longtemps, ils ont compris que l’étoile qui brillait devant leurs yeux n’en était pas une. Kobe est un Dieu, il est adulé comme tel. Retour sur une ascension divine…

ROAD TO GLORY

Les débuts de Kobe Bryant furent teintés de la plus grande humanité. On ne s’assoit pas à côté du trône du Dieu MJ en toute impunité, sans peines ni épreuves à surmonter. Bien peu s’en souviennent, mais l’acte de naissance de Kobe dans la ligue fut rude et douloureux. Mené 3/1 par les affreux mormons de Utah (qui le sont toujours), l’obscur Del Harris décide de se distinguer en tentant une « Le Guen » : il va laisser le frêle Kobe, alors âgé de 17 ans, prendre les shoots de la gagne. Trois airballs digne du naufrage du Koursk et un dépucelage mormon plus tard, la polémique autour de Kobe peut commencer. Elle ne désenflera plus par la suite…

« Individualiste, arrogant, personnel, prétentieux, responsable de la famine en Afrique » : Kobe fut très tôt la cible de toutes les critiques. Parfois justifiées, parfois exagérées, il se nourrit de la haine de ses contradicteurs pour devenir plus fort, années après années. Kobe n’est pas « The Choosen One », l’élu des médias et des terrains de basket, il doit sa constante progression autant à son talent qu’au sérieux de son de travail. Travailler plus pour gagner plus , Kobe l’a compris, et ce, bien avant l’autre. L’éthique de responsabilité, ne cherchez plus, cela vient aussi de lui. Il récoltera bien vite les fruits de son dur labeur : avec l’aide de la machine de guerre Gros’Neal, il contribuera largement au three-peat des « angelinos ». Sa propension à buzzer-beater Portland, à défendre sur AI, à congeler le public de bouzeux d’Indiana dans un G4 resté fameux tout en dépucelant Tony P en plantant 48 pts sur la rugueuse défense des fourbes texans de San Antonio font de Kobe LA star montante de la ligue. A 24 ans et 3 bagues en poche, un avenir radieux s’ouvre alors à lui …Pourtant, il n’en fut rien, Kobe va connaître sa traversée du désert.

Accusé de viol durant l’été 2003, peu après avoir perdu son titre face à San Antonio, Kobe va alors traverser une période de dénégation de la part du public et des médias, d’une violence sans précédent. Certes, ses exploits adultériens ne sont pas glorieux, mais l’acharnement dont il fut la victime est tout autant condamnable. Le « Black Mamba » (l’histoire ne dit pas si ce surnom est en rapport avec l’affaire) doit subir les quolibets quotidiens des haters qui s’en donnent à cœur joie, l’échec des « Fourmidables » leur donnant du grain à moudre. La renaissance n’en sera que plus grande. Elle mettra du temps à arriver…

Shaq viré pour excès de Burger, Kobe s’empare alors des clés de la maison « Purple and Gold ». Kobe a 26 ans, l’âge de la maturité croit-on alors. Il va alors enchainer les performances individuelles extraordinaires pendant plus de 3 ans, en pure perte… Sans lui, l’équipe de LA atteint à peine le niveau CBA. Avec lui, ils accrocheront tout juste les play-offs. Le terrain n’est alors qu’un refuge, les 81 pts passés à Toronto un exutoire, les 35pts sur la saison une illusion. Kobe est seul, trop seul. Meilleur scoreur de la ligue, il n’arrive pourtant pas à rendre ses coéquipiers meilleurs. Il réussira bien l’exploit d’emmener Kwame Brown, Brian Cook, Smush Parker et Chris Mihm en post-season. Il fera même douter les Suns à coup de double buzzer beater dans la tronche, mais cela ne suffira pas. Kobe l’a compris, il ne peut gagner tout seul…

SKY IS THE LIMIT

La renaissance viendra de l’inattendu Kwame Brown. Grâce au numéro un de la draft le plus périmé de l’histoire, LA va réussir le casse du siècle en échangeant ce dernier (+ un mars, ils ne sont pas radins) contre Pau Gasol. Bien aidé par cet ibère hirsute, cette saison fut celle de la résurrection pour Kobe. Le retour en grâce est spectaculaire ; il plane désormais au firmament de la planète basket. Avec une grâce de félin, il fait l’amour à toutes les défenses de la ligue à coup d’imparables fade away jump shot, de lay up soyeux et d’assist behind the back pour Pau. L’esthétisme de son jeu n’ayant d’égal que son efficacité, il incarne désormais le basketball. Plus mature, plus zen, il se mue en meneur d’hommes, inculquant sa rage de vaincra à ses coéquipiers qui ne demandent qu’à suivre le phénomène. N’en déplaise au musculeux LBJ, son titre de MVP n’est que justice : une dimension collective s’est désormais greffée à sa palette individuelle. L’ultime pièce manquante vient de s’ajouter au dessin de son être. Le destin est en marche, plus rien ni personne ne peut entraver son ascension divine…(fin de l’article de l’époque)

WELCOME TO HISTORY KOBE

Bon, sur cette dernière assertion (« plus rien ni personne ne peut entraver son ascension divine »), je dois reconnaître que je me suis bien planté. En effet, Kobe a vu son ascension stoppée nette par les affreux hommes verts de Boston. La piqure de rappel fut aussi cruelle que douloureuse. Rattrapé par ses démons individualistes, Kobe n’arriva jamais à se défaire de la défense de Boston et joua, bien malgré lui, le rôle de l’arroseur arrosé. En jouant tout seul, Kobe n’y arrivera pas, n’y arrivera jamais. L’égo meurtri, l’âme en peine, il retrouva néanmoins le sourire en arrachant la médaille d’or aux JO, en se concentrant sur ses premiers amours : la défense et le rôle de tueur des fins de match. Revigoré par ce succès d’estime, seule une chose lui importe désormais : regagner ce titre qui se refuse à lui. Plus qu’un objectif, cela va devenir sa raison de vivre, une obsession dévorante alimentée par sa soif de gloire, et plus encore, de vengeance.

Motivé comme jamais, n’hésitant pas à sortir, littéralement, les crocs, Kobe va finalement atteindre son but. Récitant sa partition au plus que parfait durant les play-offs de l’année suivante (30 points, 5 rbds, 5 passes), la concurrence est écrasée grâce au triangle de Phil, à la maestria de Gasol et à l’instinct de tueur de Fisher. Une destruction méthodique de la concurrence mené par un Kobe, désormais moins explosif qu’à ses débuts, mais en total maîtrise des fondamentaux du jeu. Cette grâce si particulière, faite de toucher et d’élégance, qui tranche pourtant avec son envie quasi-bestiale, d’exterminer ses adversaires. Kobe, c’est une éthique personnelle de fer dans un corps de velours.

Pas encore rassasié, cette année marque un tournant dans la carrière de Kobe. Jouant blessé une partie de l’année, il doit subir le retour des critiques à son endroit. Faut dire que son pourcentage de shoot, en chute libre, interroge. Son état physique également. A l’instar d’un Federer sur le déclin, on se demande désormais si Kobe pourra retrouver à nouveau son niveau de domination d’antan. Une nouvelle fois, il se servira des critiques plaçant Lebron, Wade et d’autres devant lui, pour alimenter sa soif de vengeance. Prouver, toujours prouver, tel est le leitmotiv de sa carrière. Rarement un joueur aura dû affronter une telle défiance. Là encore, la réponse viendra du terrain. Le coup de semonce de la série contre Phoenix ne suffisant pas, Boston va lui servir de tremplin pour assoir, si besoin était, sa place dans l’histoire. En gagnant l’épique Game 7, sa légende est désormais écrite. Joueur le plus dominant de sa génération, parfois clutch, cette finale nous rappelle pourtant qu’il n’aura jamais réussi à passer la barre de la perfection. La faute à un égo capricieux qui l’empêche d’être suffisamment lucide, notamment dans sa sélection de shoot, dans certains moments chauds. Cette finale le place, de manière quasi-définitive, en dessous de Jojo. Mais en même temps, n’en déplaise à tous les haters, cette finale le fait également définitivement monter, si besoin était, dans la légende de la NBA. Ecrivant son histoire, déjà belle, très belle : il n’aura pas atteint la perfection, il aura atteint une forme d’excellence, la sienne.

 

L’humanité n’a donc plus lieu d’être : Kobe est entré, avec ses 5 titres, dans le domaine des dieux du basketball. Installé à l’étage en dessous de MJ, il pourrait encore se rapprocher du maître s’il venait à gagner de nouveaux titres avec LA. En attendant, le Staples Center résonne (pour) toujours du chant des fidèles… MVP…MVP…

Flash

Catégories
Mauvaise foi

Intérieur sport : ma finale NBA

Vendredi 18 juin 2010. La nuit, progressivement, se défait. Il ne fait pas encore jour, mais les premières lueurs se répandent à l’horizon. Comme si l’aurore se chargeait d’éloigner l’obscurité, nous arrachant à nos songes nocturnes par la douceur de l’aube. Dehors, le silence est assourdissant. Pas un pécore qui vive. La trotteuse indique 5 heures 45. Seul dans mon salon, je suis en train de vivre l’un de ces moments rares, que l’on aime se remémorer 20 ans après au coin du feu. Ce moment, c’est le Game 7 de la finale NBA, conclusion épique d’une saison NBA pas toujours passionnante.

Pourtant, à ce moment-là, l’histoire, je m’en carre les raisins avec ma télécommande. Pour tout dire, je suis stressé comme une professionnelle à l’église. Les hommes verts font plus que de la résistance et s’emploient, pick and roll après pick and roll, à doucher les espoirs du fan de Los Angeles que je suis. Le score est de 64/61 pour les Celtics, il reste 6 minutes à jouer. Et dire qu’il y a presque trois ans de cela, j’étais à Boston pour ce qui devait être le premier affrontement d’une longue série entre le tout nouveau Big Three de Boston et une équipe de LA en plein renouveau, sans Gasol, mais déjà en tête de la conférence Ouest. Témoin de la défaite d’angelinos encore bien trop soft, Boston la pittoresque, cette terre de roux et de basket s’il en est, m’apparut ce soir-là bien moins plaisante et agréable que sa visite faite auparavant dans la journée. Je crois même que ma détestation des Celtics date de ce soir-là. Peut-être pressentais-je alors le danger que pouvait représenter cette bande de défenseurs sans vergognes du Massachussetts pour Los Angeles. 6 mois et une douloureuse rouste en finale plus tard, ma prémonition s’était révélée exacte. De cette période, j’en garde d’affreuses souffrances rectales et quelques ordonnances de morphine pour atténuer la douleur.

Heureusement, l’homme qui tirait en moins de 0.4 secondes, a décidé de se venger. Aussi couillu que Bernard Tapie et Jérome Kerviel réunis, Dereck Fischer vient de planter un trois point d’anthologie. Je bondis de mon canapé à la manière d’un Bonobo à qui l’on vient de lancer une banane. Record du monde du passage de la position assise à la posture verticale battu. Mon père, venant de se lever et émergeant de sa piaule, tire une tronche d’ahuri en me voyant. Je le rassure en lui annonçant qu’il est bel et bien réveillé et que c’est un Game 7, que j’ai pas cours demain, que c’est historique, que Kobe joue,… Il n’a pas écouté la fin, il est allé vidanger, aussi soulagé de ne plus avoir à entendre mes élucubrations de fan de basket que de pouvoir évacuer à temps. Sans doute se remémore-t-il alors les précédents évènements nocturnes à caractère sportif que nous avons pu suivre ensemble. De France/USA à Sidney en passant par Alain Bernard à Pékin, nos clameurs de joies nocturnes font encore trembler les murs de la maison. Mais en ce vendredi matin, je suis seul devant l’écran, pendu à ce match, un sommet d’intensité, qui n’en finit plus. Le score est de 64 partout.

    

Puis Kobe entre enfin en scène. Kobe, l’idole que j’ai eu le privilège d’approcher. Comme lui, je sais que ce soir, il a rendez-vous avec l’histoire. Or à ce moment-là du match, ses démons l’ont rattrapé. Incapable de rentrer un shoot, il est en mode arrosage automatique. Joueur le plus dominant de sa génération, parfois clutch, cette finale nous rappelle qu’il n’aura jamais réussi à passer la barre de la perfection. La faute à un ego capricieux qui l’empêche d’être suffisamment lucide, notamment dans sa sélection de shoot, dans certains moments chauds. Cette finale le place, de manière quasi-définitive, en dessous de Jordan. Mais en même temps, n’en déplaise à tous les haters, cette finale le fait également définitivement monter, si besoin était, dans la légende de la NBA. Ecrivant son histoire, déjà belle, très belle : il n’aura pas atteint la perfection, il aura atteint une forme d’excellence, la sienne.

+ 4 pour LA grâce au réveil de Kobe. Je ne peux m’empêcher d’exprimer ma joie, d’un cri étouffé, au moment où Kobe marque enfin un jump-shot. Il est presque 6 heures du matin, le reste de la famille dort encore, d’où ma retenue. Devant ma télé, je serre le poing, comme si je venais d’inscrire moi-même le panier. A chaque possession, à chaque rebond pour LA, je me lève puis me rassoie dans un même mouvement simiesque décrit auparavant. Une sorte de réveil musculaire : flexion, extension, flexion, extension. Mon père, toujours dans le coltard, me regarde, à la fois amusé et attéré. A ce moment-là, je suis dans le match, en train de vibrer devant les encouragements du public du Staples Center. A chaque temps mort, la peur de la défaite m’envahit. Je sais qu’en cas de défaite, la douleur serait difficile à supporter et que ma journée, voir mon week-end seraient totalement pourris par ce résultat négatif. Alors j’espère, planté comme un navet devant ma télé.

                 

Car le match vient d’entrer dans la troisième dimension. Alors que je croyais le match plié avec un écart de + 6 à 2 min 30 de la fin, voilà que le Sheed balance une improbable bombinette à 3 points. Elle est à quel âge la retraite déjà ? Sur la possession suivante, Ron Artest, lui rend la monnaie de sa pièce, façon playground, façon Rucker Park. De toute façon, on a tous connu un mec barré dans son équipe, le genre de type capable de rater un double-pas, de faire des passes dans les tribunes, ou de toucher la tranche du panneau et de se rattraper sur la possession suivante par un panier improbable « que-même-si-tu-réeassayes-15-fois-la-même-chose-que-tu n’y-arriveras-pas ». Là, il fallait être inconscient ou génial pour prendre un tir pareil. Cela tombe bien, Artest est un peu des deux. Cependant, pas le temps de savourer. Les Celtics ont taché moyen de me les briser menu. 3 points de Jésus. Enculé de catholiques, 1905 n’aura donc pas suffi. Suivi d’un 3 points de Rondo. Le truc improbable, même en black day tu vois pas un geste pareil . Pire encore, Vujacic au lancer. Jouer sa saison sur deux lancers francs d’un slovène à la coupe de cheveux mi-portugaise, mi-espagnole c’est comme voir l’équipe de France de foot marquer un but, c’est totalement improbable. Autant dire qu’à ce moment-là, je n’en puis plus, mes cuisses commencent à chauffer. Cela fait 3 minutes que je suis debout, gesticulant en silence, balançant à travers la pièce coussins, télécommandes et tout ce qui me passe par la main. Heureusement, il n’en restait plus beaucoup à ma portée, vu que l’EDF de football était passée par . Tocards (les bleus, pas Vujacic). J’assiste alors, en sueur, à l’exploit de la machine slovène : il rentre ses deux lancers-francs avec une facilité déconcertante (sûrement pour éviter que Kobe ne le tue lui et sa famille). 83/79 : le match est fini, Rondo ratera sa dernière tentative….

 

Dehors, les premiers rayons du soleil se révèlent, inondant progressivement la pièce d’une éclatante lueur. Debout, les bras en V, la joie m’envahit, celle d’un spectateur vibrant à l’unissant avec son équipe préférée. Un bonheur par procuration, celui-là même que les footballeurs français n’auront pas su, ou pas voulu apporter aux francais. Bien content d’aimer le basketball pour vivre des émotions pareilles, la fatigue m’envahit. 24 heures sans dormir et un énorme soulagement d’avoir évité la défaite. Conscient que l’histoire pour Kobe était en marche et en même temps réjoui d’avoir été témoin de ce moment-là…

Flash

Catégories
Mauvaise foi

« Le bonheur se conjugue avec un ballon de basket »

« Flash for the win ?! Yes, he dit it again ! …»

« Bip, bip, bip ! » Enculé de réveil. Le jour où mes tympans auront rendu l’âme à cause de ton retentissement de braillard, tu feras moins le malin, saleté de tas de ferraille ! D’ailleurs, ils font comment les sourds, pour se réveiller ? En plus, je suis mouillé comme une ribaude après labeur. Qu’est ce qui s’est encore passé ici ? Incontinence nocturne ? J’ai arrêté à 17 ans. Reste des ébats de la veille ? J’ai arrêté à 17 ans. Mais soudain, la lueur : c’était ce rêve, toujours le même. Le genre de rêve que tous les basketteurs ont fait un jour. Celui où l’on s’imagine voler sur le parquet, enchaînant les paniers et offrant la victoire à son équipe sur un buzzer beater à la sirène. Ce rêve, cela fait 6 mois qu’il me hante. Et pour cause, cela fait 6 mois que j’ai arrêté de jouer. 6 mois d’un sevrage douloureux. Pas étonnant que mon surmoi fasse des siennes. Putain d’addiction.

 

« Arrête le basket » qu’elle disait. Elle, c’est mon ex. Pas le genre de fille à transiger. L’arme de destruction massive par excellence : t’es bien content de l’avoir, mais tu manies l’engin avec précaution. Ca peut péter à tout moment. Et en cette nuit du 30 novembre 2009, elle en avait apparemment marre d’attendre. Marre d’attendre la fin du Lakers-Jazz qui accaparait toute mon attention. Faut dire que le buzzer beater planté par Kobe pour arracher la prolongation ne jouait pas en ma faveur. Les posters du même Kobe ornant mon studio d’étudiant non plus. Enfin, jusque là, cela ne l’avait pas dérangé.

« Arrête le basket, sinon c’est notre relation qui va faire flash ». A peine couché, les Lakers venaient de l’emporter, qu’elle commença les hostilités. A peine remis du knock-out initial, elle balance une attaque placée sacrément vicieuse : « d’ailleurs, ton pseudo « flash », je sais d’où ca vient désormais ». 3 points, filoche. Le buzzer-beater est pour elle. Pris sous le déluge, je dus capituler. Drapeau blanc et accord de Munich. Séville 82 et France-Grèce 2005. Un vrai naufrage. Virilité en berne, je lui promis cette nuit-là d’arrêter le basket. Evidemment, je n’en pensais pas un mot. Il s’agissait d’un subterfuge pour obtenir un droit d’ingérence dans la raquette adverse. Une sorte de pick and roll pour attaquer son panier. Malheureusement pour moi, elle anticipa mon offensive et annihila mon attaque. En clair, elle sortit son droit de véto et m’envoya dormir sur le canapé. Connerie de diplomates.

 

Le lendemain, mon calvaire pouvait commencer. La suppression de mon League Pass passait encore. Plus difficile en revanche, mon retrait de l’équipe de basket de l’école. Fini les entrainements du vendredi matin, sorte de retrouvailles avinées des guerriers de la soirée de la veille, où l’objectif principal n’était pas de proposer un jeu cohérent mais bien d’éviter la déglutition. Un effort de tous les instants. Disparu également, ses soirées baskets que j’aimais tant, faites de cap’s et d’alcooliques, de Tony P et de ses lyrics (ami coach, ne cherchez pas plus loin l’un des secrets de l’alchimie collective). A l’instar de mes plus beaux maillots, mes petits plaisirs de basketteurs du dimanche étaient rangés au placard. Je prenais ma retraite à l’âge de 23 ans avec un titre de champion universitaire en poche, quelques amis rencontrés en route et des souvenirs en pagailles. 23 ans. De quoi faire palir Parisot. Sans ballon, une nouvelle vie s’offrait à moi, enfin du moins, le croyais-je à ce moment-là.

Alors forcément, au début, j’ai essayé de compenser. Perso, je me suis mis à la culture. Arte à la place de Kobé. Taddeï au lieu de Van Gundy. Libération au lieu de Basketsession. Gavalda au lieu de Busa. Non, je déconne pour le dernier, on a dit culture, pas des romans de gare pour jeunes filles en fleurs. Faut dire que l’arrêt des entrainements et des matchs t’accordent un temps libre dont tu ne soupçonnais même pas l’existence auparavant. Mieux, pour faire plaisir à ta copine, tu l’emmènes au musée, ces lieux plein de « luxe, calme et volupté ». Et oui, tu peux désormais frimer auprès d’elle en utilisant à bon escient le dico des synonymes que tu viens d’acheter en douce. Alors, au début, tu te dis que, finalement, ce n’est pas si difficile d’arrêter. Mais faut faire gaffe, tu deviens vite quelqu’un d’autre. Tes notes augmentent, tes blagues de néo-érudit font fuir tes potes, t’achètes ta première chemise, tu portes des pompes à gland, tu lis le figaro. Bref tu peux rapidement devenir un peigne-cul. Voir un gros con. Ainsi, au bout de 2 mois, je n’en pouvais déjà plus. Arrêter le basket s’avérait en fait bien plus compliqué que prévu. D’autant que malgré ma retraite anticipée, mes relations avec ma copine ne s’étaient guères améliorées, loin de là. Un sauvetage à la Jack Bauer m’évita la rupture. Comprendre un fleuro-resto-cino-XXX. Mais au vu de l’état instable de la bombe, l’AIEA ne prédisait rien de bon quant à l’avenir de notre relation. A ce moment-là, ma vie était devenue un enfer, les premiers signes de sevrage faisaient leurs apparitions.

Car arrêter le basket, c’est comme arrêter la clope, en pire. Point de patch ou de programme d’arrêt en 10 leçons avec Shawn Kemp. Pour survivre, tu es seul avec ta bite et ton couteau (et ta volonté). Vie ma vie de John Rambo. Sans les viets. Mais avec autant de victime : j’en connais qui sont pas revenus. Car passée l’euphorie culturelle du début, la réalité te rattrape. Et autant vous dire tout de suite, elle m’a mis un énorme block from behind alors que j’étais monté pépère au lay-up. Car petit à petit, l’armure se fissure, tes démons te rattrapent. Ca commence par des moments d’égarements, moments passés à s’imaginer à shooter ou à se remémorer les exploits passés. Ces petites absences se transformant bien vite en une pensée obsédante et lancinante, dont le sourire et les mensurations de ma copine avaient de plus en plus de mal à m’extraire. Puis, t’en viens à regretter les commentaires de Xavier Vaution. C’est dire. En même temps, ta vie sociale se dégrade progressivement. Pourquoi ? C’est simple, t’évite désormais de faire causette (j’assume). Tu ne t’appesantis jamais dans une pièce avec du parquet au sol. Tu ne surfes plus sur le net, pour éviter les tentations. T’en viens même à prévoir un voyage humanitaire à l’étranger pour occuper tes mois d’avril/mai et ainsi éviter la grande messe des play-offs. Et puis, il y a ses symptômes physiques qui font leur apparition. A titre personnel, ce fut des montées de chaleurs et de stress à la simple vue d’un panier, d’un ballon, d’un short ou d’une chaussure de basket en vitrine. Pas de bol pour moi , mon playground préféré était en face de chez moi. Je ne vous raconte pas dans quel état de nerfs je rentrais chez moi. J’étais alors dans un état de menstruation chronique, sorte d’indisposition quotidienne sans protection double-face. Pas facile à vivre pour la copine, vous imaginez.

Alors forcément, un jour, j’ai fini par craquer. Pour ma défense, cela ne c’est pas fait tout de suite. J’ai commencé par filer un tuyau NBA à un pote sur Betclick. Le jour suivant, j’acceptais un 2K avec un pote. On ne devait faire qu’un match, le temps que je le corrige proprement. On a fini à 4 heures du mat. Puis, en rentrant chez moi, je me suis arrêté sur le playground. Le temps de fesser mes amis chinois. Rebelote le lendemain. Le temps de me faire fesser par mes amis maliens. Au final, l’appel de la balle était trop fort. Je ne pus y résister. Le terrain et les vendredi matin suintant l’alcool me manquaient trop. Il m’aura fallu 6 mois, quelques disputes et 5kg superflus pour que je m’en rende compte : je ne pouvais me passer du basketball. Le basket faisait parti de moi, il était constitutif de mon identité. Dès lors, après quelques infidélités répétées à ma copine (j’ai continué à fréquenter en cachette mon playground), j’ai décidé de lui faire part de ma décision, celle de reprendre le basket. Il s’avéra que le même soir, elle aussi, avait quelque chose à m’annoncer.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=6OPLcj0Nz9c&feature=related[/youtube] « The soul of the game » : un chef d’oeuvre à déguster d’urgence

Bip bip bip ! Enculé de réveil. Déjà 14 heures ? Mince, le rendez-vous est dans une demi-heure. Ce rendez-vous, c’est le match UPMF6/UJF4 (exemple non contractuel), rencontre au sommet de la division d’honneur du championnat universitaire grenoblois. Et oui, j’ai repris le basket voici 3 semaines et déjà les vieux réflexes refont surfaces. Ma copine ? Elle me largua le soir où je devais lui annoncer la nouvelle. Mais l’essentiel était ailleurs. Je le compris le jour où j’ai repris l’entrainement avec mon ancienne équipe. Arrivé un peu plus tôt, j’étais seul sur le terrain, avec mon ballon. Courant, dribblant, shootant, j’étais épris du plaisir rare et simple de celui qui (re)découvre la liberté. Je réalisais à ce moment-là, que, pour moi, le bonheur se conjugue avec un ballon de basket.

Flash

Catégories
Mauvaise foi

La gazette des playoffs

Après la nouvelle de temps mort, la gazette des playoffs. Tu aimes bien Pierre Palmade et Muriel Robin. La suite est faite pour toi. Pardon aux familles…

Tu fais partie des 23 puristes (estimation monde) qui se sont tapés les 7 matchs de la passionnante série Hawks/Bucks et ton joueur préféré est Carlos Delfino. VDM ? Je valide.

Le Jazz qui se fait fesser par Los Angeles pour la 3ème année de suite. Ben oui, le Jazz c’est un peu comme un sparadrap récalcitrant qu’on n’arrive pas à enlever. Ou comme un chewing-gum qui vient de se coller à ta chaussure : ca te fait chier un moment, ca lâche jamais, mais au final t’arrives toujours à t’en débarrasser. En fait, le Jazz, c’est ton ex.

Westbrook, ca serait pas le cousin germain d’Usain Bolt par hasard ? J’organiserais bien un petit meeting amateur de lévriers d’élevage dans mon jardin : Brooks, Westbrook, Collison. On prend les paris ?

Quelqu’un aurait des nouvelles de mon audition ? Je l’ai perdu dans la salle du Thunder…

Les Mavs en vacances 🙂

Spurs/Suns. Une série sponsorisée par l’amicale laïque des orthopédistes américains. Grant Hill, Nash, McDyess, Duncan, les clients potentiels ne manquent pas. Le pire à San Antonio, c’est que même les jeunes ont des problèmes de genou (Blair, notamment). Et comme si les croulants ne suffisaient pas, ils nous ont rajouté un presbyte atteint du syndrome d’Horace Grant (Stoud), une péninsule nasale à la Pierre Alain Frau et un roux. En clair, sur le terrain, t’as autant de symptômes que dans le public des chiffres et des lettres. « 7 lettres ? Pas mieux. Surannée. Bravo Gilbert, vous remportez la première manche».

Grant Hill qui d’ailleurs vient de passer à 37 ans son premier tour de playoffs. Comme quoi, y’a pas d’âge pour une première fois réussie. N’est ce pas Zahia ?

Orlando/Atlanta. Ca risque d’être aussi dégueulasse qu’un discours d’Eric Besson ou qu’un trois points de Tim Duncan. Ca va se bastonner sévère à l’intérieur, biceps et coups de putes entre Howard et Horford. A l’extérieur, Les 4/23 de Vince Carter répondront au 7/21 de Joe Johnson. Des 83/77 ou des 74/80 sont à prévoir. De l’Euroligue à la petite semaine, ni plus ni moins. Perso, je préfère le basket, donc je passe.

Tu connais pas la dernière ? « C’est Dwayne Wade, Carmelo Anthony et Derrick Rose qui passent un tour de playoffs… ». Et oui, c’est pas facile de jouer avec des jeunes twixs et des bountys périmés dans son équipe. Avec de la chance, tu peux les échanger contre Pau Gasol ou Antawn Jamison

Au pif. Pierre-Alain Ginobili ?

 

Cleveland/Boston. En tant que fan des Lakers, j’encourage logiquement…Boston. Logique, je n’aime pas Letron. Et alors, on a encore le droit d’avoir des avis péremptoires non ? D’ailleurs, je viens de trouver 10 raisons qui font que Cleveland ne sera pas champion cette année :

1) L’échec, c’est dans les gènes de Cleveland. Une équipe de losers invétérés depuis des générations. Craig Ehlo, Terrel Brandon, Ricky Davis, Eric Snow, Wesley Person pour ne citer qu’eux (pour plus d’info, voir Dallas et Memphis).

2) «Boobie» Gibson. Avec un surnom comme ca, tu fais peut-être carrière à Las Vegas, mais tu ne joues pas au basket.

3) La capilarité douteuse de Tahiti Bob. Floppeur de l’extrême, récemment pacsé à son compatriote Néné, Anderson Varejao ne peut raisonnablement pas gagner un championnat avec une coupe de cheveux pareil. Vujacic était une exception.

Tahiti Bob ! Chez le couptif, tu fais peur à la ménagère !

4) Une rupture de stock chez les fournisseurs de magnésie. Ca devait bien arriver un jour à force d’utiliser 10 kg de poudre blanche pour son pitoyable rituel d’avant-match. Sans ce dernier, LBJ sera, à coup sûr, moins efficace.

5) Mike Woodson Brown est une imposture. Coach of the Year? Laissez-moi rire, c’est bien le gars, qui dès que les play-offs arrivent, met en place la tactique du «give the ball to Lebron and get out the way?». Totalement dépassé dès que ca chauffe, en illustre son attitude en fin de match du G3 contre Orlando l’an dernier (cf ci-dessous, son assistant fait tout…)

6) Mo Williams est surestimé. 16 points de moyenne en saison régulière, soit. Mais ce n’est pas un argument valable: même Rodney Rogers l’a fait. A en réalité le même niveau que Dereck Fischer, les énormes baloches en moins.

7) Le dribble du crabe n’est pas encore autorisé. Le triple saut non plus d’ailleurs. Haha, essaye un peu de dribbler Lebron pour voir…(vidéo: le dribble « du crabe » en question)

8 ) La généralisation des contrôles anti-dopage. Dommage pour Lebron. A merde non, Stern est toujours en place.

9) La fin du Diesel. Vieux, usé, fatigué, Shaq ne fait que ralentir le jeu de Cleveland au détriment du prometteur Hickson. A quand une taxe carbone pour le mettre à la retraite ?

10) Kobe Bryant. Pas besoin d’expliquer.

Flash

Catégories
Mauvaise foi

« Vous n’avez pas le monopole des moeurs ! »

Un petit merci à BS pour l’espace reservé aux blogs. Merci également à ceux qui commentent, en bien ou en mal. On poursuit avec un nouvelle à lire entre deux temps-morts. Toujours mieux qu’une pub pour un 4×4 ou une analyse de Charles Barkley…

La journée avait pourtant bien commencé. Réveil à 14 heures du matin, j’allume le PC, détour aux waters, bol de weetos, puis retour à l’ordinateur. Malgré l’heure matinale, j’étais de bonne humeur. Les images de Kobe en train de fesser les puceaux de la Nouvelle-Orléans trottaient toujours dans ma tête.  Mais alors que je lançais mes deux sites favoris, BS  (corporate) et Lemonde.fr (bluff), je failli m’étouffer dans mes céréales à la vue de la une du Monde. Moi qui me réjouissais de lire un édito rageur sur la logorrhée sécuritaire sarkozienne ou sur le règlement de la grève des chemineaux, voilà que Le Monde consacre sa première page à l’affaire de mœurs pour footix. Putain. Et c’est le cas de le dire….

Dieu, en soirée...

Pas le temps de cogiter, je dois aller à la fac. Conférence sur le sport et l’éthique. Tiens, ca tombe bien. Trois stations de tram et un fourbe et vicieux contrôleur plus tard, me voilà affaler au dernier rang de l’amphi, ma place habituelle. La conférence vient de commencer. Les intervenants se présentent. A ma gauche, un historien du sport, philosophe barbu qui, au vu de sa bedaine, préfère penser que pratiquer son objet d’étude. Néanmoins, son éloquence fait honneur à son statut de professeur d’université. Le genre de mec qui te tient en haleine tout un amphi en parlant des Tatars de Kazans. Balèze, donc. Surtout qu’en face, son adversaire n’est pas vraiment du même pedigree.  C’est un ancien footballeur professionnel, reconverti dans le journalisme sportif. Enfin journaliste, c’est un bien grand mot, plutôt consultant. Les joutes verbales, il connaît notre ami footix, mais là, le combat risque d’être inégal. L’universitaire risque de lui placer un ou deux grands ponts intellectuels, suivis de deux crochets de répartie, et hop l’affaire va être pliée. Le début de match confirme mon pressentiment. L’intello vient de commencer, et les moins téméraires viennent déjà de lâcher dans l’amphi.

« Le sport, doit être un sanctuaire de la moralité, un refuge de l’éthique non soumis au chaos de notre société. En tant qu’activité qui se veut transmettre des valeurs comme le respect, la solidarité, le dépassement de soi aux plus jeunes, le sport ne peut tolérer des pratiques immorales en son sein. Dès lors, les sportifs en tant qu’exemple pour la jeunesse, doivent adopter des comportements exemplaires dans la pratique de leur sport, mais aussi en dehors. Charge dès lors aux instances d’en fixer les règles, de définir les conduites à adopter, quitte à, je le reconnais volontiers, policer l’ensemble et à réduire parfois, les libertés des sportifs » (l’intellectuel bedonnnant).

Ouch. Comme prévu, l’intello vient de scorer. Silence dans la salle, le footix est dans les cordes. Pourtant, ne se laissant pas impressionner par l’adversaire, ce dernier commence à répondre. Le mec s’est fait hué dans tout les stades d’Europe, c’est pas un ventripotent 1er de la classe qui va lui faire à l’envers. « Monsieur, je souscris à votre analyse, cependant j’aimerais la compléter par quelques objections, si vous me le permettez ». Stupéfaction, le footix sait également parler, il a même l’air d’avoir fait des études. Ou à défaut, il à l’air d’avoir préparé le sujet.  4/5/1 des familles, il joue la contre-attaque.

« Le sport, monsieur, c’est pas une église. Heu, un sanctuaire pardon. Quant on rentre sur un terrain, on est pas là pour faire griller des saucisses avec l’adversaire. On joue pour les 3 points monsieur. Enfin pour la victoire quoi. Et pour gagner, peu nous importe les moyens : la gruge, la simulation, la main, l’intimidation sont nos outils  de travail. Et encore, ca c’est sur le terrain. Je vois qu’aujourd’hui on s’émeut pour une affaire de mœurs. Mais monsieur, je vais vous le dire, dans le football, c’est des « putes et du champagne », et ne soyez pas hypocrite, ne feintez pas la surprise. Dès lors, le sport c’est aussi la compétition, l’anéantissement de l’adversaire, la triche, les erreurs d’arbitrage, la frime, les grosses bagnoles, le dopage et la prostitution. Ainsi, pourquoi vouloir faire du sport un modèle alors qu’il n’est en réalité que le reflet de notre société ? Tant que la société et les hommes ne changeront pas, je ne vois pas pourquoi le sport changerait… » (le sportif  à la reraite)

18h30: changement de décor. A peine la conférence finie, direction les happy hours du bar sportif de la ville. Faut dire que  le  pugilat intellectuel, qui a bien failli finir en pugilat tout court , m’a donné soif. A notre table, un seul sujet alimente la discussion. La putain d’affaire. Ou l’inverse.  Lassé, je me sens obligé d’intervenir. Voulant élargir le débat, je leur rappelle que le football ne possède pas le monopole de la prostitution. « Vous n’avez pas le monopole des mœurs ! » dis-je, en substance. Le même problème se passe depuis des années en NBA, sans que cela n’émeuve personne outre-mesure. Drôle de paradoxe d’ailleurs dans un pays aussi puritain que les Etats-Unis. En effet,  il est de notoriété publique que les joueurs NBA ont facilement accès, lors de leurs longs road-trip,  à des péripatéticiennes professionnelles n’ayant rien à voir avec des fans-girl entreprenantes… Dès lors, clouer au pilori le pauvre Whisky-coca, Scarface et Benzemelon, sans attendre une décision de justice et en se drapant sous les draps de la morale me semble être un procédé abjecte.

No comment...

Autant dire que mon intervention a eu le mérite de provoquer le débat. Heureusement qu’en happy hour, le Picon est à moitié-prix, car engueulade qui s’en suivit provoqua une descente soutenue d’alcool de la part de mes contradicteurs. On me traita d’affabulateur, de socialiste, de proxénète pour l’outrecuidance dont j’avais fait preuve en défendant nos amis footix. Pourtant, loin de moi l’idée de défendre un quelconque point de vue sur la prostitution, étant donné qu’à l’instar de Jean-Luc Mélanchon, je n’en n’ai simplement rien à carrer. Mais alors rien du tout. Dignitas et  Gravitas, t’entends !  Il s’agissait juste de titiller mes collègues en leur rappelant qu’il ne fallait pas être naïf quant aux mœurs de nos idoles sportives. Faut les comprendre les pauvres, quant ils sortent en boîte, c’est île de la tentation pour eux. Et oui, le coup de la Ferrari et de la bouteille de champagne, ca marche toujours autant. Autant dire que les féministes ont encore du boulot…Finalement, pour calmer le jeu, je ne pus m’empêcher de leur dévoiler mon top 5 des anecdotes les plus croustillantes concernant les joueurs NBA (voir-ci dessous). L’effet fut garanti, des fous-rires éclatèrent au regard des situations ubuesques que je leur racontais et notre houleux débat s’arrêta aussi sec.  Au contraire de notre descente de Picon. Le mot de la fin vint de la bouche d’un collègue, qui à la 15ème minute d’Inter-Barca, conclu que Ribery, Woods et Bryant, s’ils n’avaient pas le même maillot, avaient indiscutablement la même passion….

Le top but

Rond comme un coin, je rentrais chez moi, heureux de la soirée passée à parler sports et calembours avec mes collègues. Une soirée réussie en somme. Cependant, cette histoire de mœurs me turlupinait. Fallait-il que les médias dévoilent les noms des joueurs concernés avant les résultats de l’enquête judiciaire ? Nombreuses sont les histoires de ce type faisant « psshit » mais altérant longtemps l’image de celui mis en cause, à tord. D’un autre côté, pourquoi protéger des sportifs qui auraient fauté moralement, sinon pénalement ? N’ayant pour une foi, pas d’opinion tranchée, je décidais d’aller mater un classique Spurs/Dallas pour m’endormir. Et voilà que les Spurs l’emporte. Merde, la journée avait pourtant bien commencé

Flash

Catégories
Mauvaise foi

David Stern, ou l’échec de la tentation capitaliste

Fini de rire avec cette description au vitriol du système Stern, celui d’une NBA policée à outrance où le moindre écart est désormais sanctionné. Zemmour et Guillon peuvent gueuler, s’ils étaient en NBA, on les entendrait moins…

David Stern. Un nom de banquier sado-masochiste. Une vraie tronche de blanc-bec républicain, le Wasp des temps modernes. Volant de la Lexus dans la main gauche, nouveau testament accroché dans l’autre. Typiquement le genre de mec à éviter dans un débat sur l’avortement. Mais ne vous y trompez pas, Stern, la religion, il s’en fout. Sa passion à lui, c’est l’argent. La maximisation du profit, l’école de Chicago et le libre marché, c’est son truc à David.  Et le basket dans tout cela me direz-vous ? C’est bien simple, il s’en tape comme de sa 1ère Rolex. J’exagère ? Un peu. Néanmoins, certaines de ses décisions sont en train de dénaturer la ligue, ou en tout cas l’idée que s’en font certains puristes. Petit panorama du désastre.

Stern, une main de fer dans un gant de velour

 

Pour se mettre dans l’ambiance, rappelons que Stern est à la tête de la ligue depuis 1984. Oui 1984. En clair, la NBA, c’est un système que ferait passer la FFF et son fameux conseil fédéral pour un modèle de démocratie. Mais de cela, il s’en tamponne sévère le brave David. Ben oui, forcément, car c’est lui le chef et lui seul impose va vision et ses idées pour la ligue. Le début des emmerdes.

 

1) Le « Dress Code », la mode à petit prix

Depuis 2005, les joueurs sont priés de se présenter et de quitter la salle dans des tenues dites «classiques ». Finis les chaînes en or à la Iverson, les T-shirt pouraves de Tim Duncan ou le look babos de Steve Nash, désormais, c’est costard de peigne cul et pompes à gland pour tout le monde. Clairement dans le viseur de Stern, la culture hip-hop et « bling bling »arborés par bon nombre de joueurs à l’époque. Entendons nous bien, je me contrefous de cette mode hip-hop gangsta et je trouve même ça tout aussi moche et ridicule quand c’est porté par des starlettes millionnaires égocentriques que par certains pré-pubères à casquette.Mais la question n’est pas là : jusqu’à preuve du contraire les goûts esthétiques restent encore à la libre appréciation de chacun et vouloir empêcher un adulte majeur de disposer de son corps comme bon lui semble, tant qu’il n’affiche pas d’incitation au meurtre par T-shirt interposé, me paraît aussi absurde qu’insensé.

Classe / Pas classe (ou l'inverse?)

 

2) La prune systématique, la liberté d’expression selon Saint David

Non content d’avoir fait la peau aux T-Shirts XXL, voilà que le courageux David Stern semble avoir pris en grippe la liberté d’expression. Pas une semaine ne se passe sans qu’un joueur (ou coach) n’écope d’une amende faramineuse pour avoir critiqué les arbitres, qualifié son adversaire de nom d’oiseau ou donné son avis sur l’épineuse question de la géo-politique au Moyen-Orient. Non je déconne pour la dernière. Mais pour le reste, l’excès de zèle est flagrant. Dernier exemple en date, Phil Jackson a du payé la modique somme de 35 000 $ pour avoir osé affirmer que : « “Kobe n’avait pas du tout l’air de lui crier dessus, mais avec Bennett tu ne sais jamais ce qui va te tomber dessus.” Un vrai révolutionnaire ce Phil. Prenons un autre exemple. Imaginez une seconde, que le duo de poêtes « Antonetti et Kambouaré » ne puisse plus pousser une gueulante en conférence de presse d’après match, on en perdrait sérieusement en folklore. Si la constante stigmatisation les arbitres est évidemment un procédé d’une bassesse sans nom, une petite invective vitupérante de temps à autre n’a jamais tué personne. Que Stern prône la modération est une chose, qu’il réduise la liberté d’expression dans des périmètres très stalinien en est une autre.

 

3) L’interdiction de se lever, l’entrave à l’ami Ricoré

Dans la même veine d’ineptie, Stern a envoyé aux franchises une circulaire demandant aux remplaçants de rester assis sur le banc de touche. Dans sa grande bonté, la ligue tolère qu’ils puissent se lever sur certaines actions, mais elle souhaite qu’ils se rassoient immédiatement sous peine d’amende. Raison évoquée ? Tout simplement, pour que les spectateurs du premier rang puisse voir le match sans que leur vision soit sans cesse altérée par des gus de 2m20. Pas de besoin d’en rajouter…

Oh damned! Vous allez avoir des problèmes...

 

4) La saison de 82 matchs, ou comment flinguer son intêret sportif et financier

Dernière absurdité du système Stern, le maintient des saisons à 82 matchs. En théorie, une saison aussi longue permet d’engranger plus de recettes, qu’elles soient publicitaires, télévisuelles ou aux guichets. En réalité, ce système ne tient pas et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la santé des joueurs est tout simplement sacrifiée sur l’autel de la rentabilité de la ligue. Avec des cadences infernales, le calendrier met à rudes épreuves l’intégrité physique des joueurs. Et les stars ne sont pas épargnés, les exemples de blessures étant légions ces derniers temps : Kobe et ses doigts pétés, Melo qui lâche un malaise en plein match, Bosh, Bogut, etc…Reste la créatine et les amphétamines, domaines où Stern est curieusement bien moins regardant, mais passons. Avec ces 82 matchs et des stars blessés, l’intérêt sportif de la saison régulière est moindre d’autant que l’intensité des matchs est à géométrie variable, tout comme le spectacle proposée. Faut quand même sacrément en vouloir pour se taper un Minnesota/Clippers ou un Nets/Detroit. Bref, cette formule est inadaptée tant sportivement qu’économiquement puisque nombres de franchises sont déficitaires, preuve que le système actuel ne tourne pas rond

Un brin mégalo notre ami...

 

Conclusion : A travers ces exemples, on voit bien combien Stern mène une politique puérile et mercantile pour  la NBA. Que ce dernier veuille rentabiliser son business, qu’il pense que la NBA n’est qu’un show télévisé pour familles respectables, c’est son problème et on a bien encore le droit d’avoir les idées ineptes qu’on veut jusqu’à nouvel ordre. Plus dérangeant selon moi, sa propension à vouloir faire de la NBA un monde parfait où le moindre écart serait sévèrement réprimé. A trop vouloir en faire pour éviter les scandales, à trop vouloir en faire pour contenter les fans/consommateurs que nous sommes, Stern est en train de policer la ligue à outrance en dessinant les contours d’une ligue prêt à regarder,  faite de bien séance et en moralisme dégoulinant. Dès lors, jusqu’à quand, ou plutôt jusqu’à quel montant, les joueurs vont-ils continuer d’accepter une telle situation ? Le programme « dollars contre silence » étant voué à l’explosion…  

Flash (et Korver)

Catégories
Mauvaise foi

24 heures dans la tête de Phil Jackson

Défaits dans les grandes largeurs par les Spurs et produisant depuis quelques temps maintenant un jeu indigne d’un champion en titre,  les Lakers version 09/10 inquiètent. Pourtant, à leur tête, le capitaine de bord  en a vu d’autres et vogue presque sereinement vers l’horizon d’un 11ème titre. Cet homme, c’est Phil Jackson, l’homme aux dix bagues de champion. En exclusivité, découvrons ce mystérieux personnage (et sa compagne Jeannie Buss, fille du proprio de LA) en entrant dans son intimité qu’il avait su préserver jusqu’alors.

 

 

6h30h : Putain de réveil. « Jeannie, c’est quoi ce bordel, t’as vu l’heure qu’il est ? Je te rappelle que j’viens de me taper 7 heures d’avion pour rentrer de chez les pécors du Minnesota! 7 heures à coté de Pau Gasol, qui n’a pas arrêté de se plaindre des arbitres!  Alors, t’es bien gentille, mais tu reviens te coucher et tu m’éteins ce putain de réveil !

7h15 : Humm…Hein ? L’heure de la méditation ? Mais qu’est ce qui m’a pas pris de lui enseigner le bouddhisme à elle? Un vrai petit caporal de la doctrine celle-là. Si je fais semblant de prendre mon livre de chevet, « « Cheminer vers l’éveil, mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui » du Malaï Dala, elle va me lâcher ? Jamais rien compris à leurs préceptes à ces chauves.

8h00 : Enfin seul, Jeannie est partie bosser. Ouf, je vais faire péter le roupillon.

9h00 : Putain de réveil. J’ai merdé hier. On a tellement mal joué que je leur ai collé un entrainement ce matin. Mais, bordel, pourquoi l’ais-je mis aussi tôt ?

9h30 : Personne à la salle ? C’est quoi ce truc, c’est une caméra cachée ? C’est pour l’émission de Sabatier ?

9h35 : Allo Kobe, pourquoi personne n’est présent ? Le changement d’heure ? Et meeerde…

10H30 : Bon les gars, l’heure est grave. Avec ce qu’on a montré hier soir, on est encore loin, mais alors très loin du doublé. Au programme, entrainement collectif jusqu’à midi puis entretien individuel avec certains d’entre vous dans l’après-midi. Oui Sacha ? T’avais prévu d’aller chez le coiffeur ? Non mais c’est quoi ton problème avec lui, à ta 10ème coupe dans le mois, il t’offre un pull-over, c’est quoi le deal ?

11H00 : Exercice sur l’attaque en triangle ! Ron-Ron tu sors. Viens à côté de moi, tu verras que ce n’est pas si compliqué à assimiler. Je savais bien que j’aurais du lui offrir un Dvd plutôt que le bouquin de Tex Winter…  

11h10: Kobe, lâche la balle. Lâche la balle Kobe. Kobe, la balle !  J’ai beau la dire dans tous les sens, je crois qu’il ne comprendra jamais celle phrase…

11h15 : Kobe, je t’ai déjà dit mille fois de ne pas insulter Sacha. Et bordel Lamar, cela t’arracherais les burnes de tirer pour une fois ?

11h25 : Kobe, c’est trop facile, t’avais Luke en face de toi. File le ballon à Pau, il va se mettre à chialer sinon

11h30 : Fin de l’exo. Je me retire sans rien dire, c’est ma spéciale. Les gars croient que je l’ai mauvaise : cela les fait culpabiliser et ils se sentent obliger à faire du rab, les cons. En réalité, je m’en carre le fondement avec une équerre, c’est juste que j’ai rendez-vous au resto avec Scottie et Denis et que j’aimerais pas être en retard…

12h 30 : Mouahahha! Et tu te souviens quand Jojo a balancé la balle dans la tronche à Steve ?! Je les avais réconciliés en leur offrant un livre de Ghandi «  La balle à l’aile, la vie est belle ».  Ben non, tu penses bien que je ne l’ai jamais lu….

13H30, retour à la salle : A ben non, Didier, j’ai rien de spécial à te dire. Du temps de jeu ? Tu sais que j’apprécie l’humour belge, mais là faut pas pousser. Bon, tu sors ou j’te sors (de mon bureau), mais va falloir prendre une décision !

14h00 : Oui je sais Pau, Kobe ne lâche pas la balle. Je sais Pau, les arbitres, ils sont méchants avec toi. Je sais Pau, ton coiffeur est mort.

15h00 : Yo, mon brodaaaa Ron-Ron ! Putain mec, ta défense c’est une pute nègre t’entends ! C’est chaud mec ! Alors tu vas me perdre 10kg et te remettre à défendre sérieux, t’entends ! ( Je sais parler au cas sociaux, Denis m’a tout appris).

16h00: Oh ! Ahhhh ! putain Sacha ! Tu m’as fait peur avec ta nouvelle coupe de cheveux !

16h30 : Entre mon bon Derek. Un petit Jack Daniel avec un cigare, comme d’habitude ?

17h00 : Ahh, enfin seul. Je vais pouvoir faire (re)péter le roupillon.

18H30, séance vidéo: Bon les gars, ce soir, on joue les peintres de Golden State . Ca va courir et tirer dans tous les sens. Non Kobe, ce n’est pas une métaphore. Consignes : on joue tout à l’intérieur, c’est le désert de Gobi en face. Compris Kobe ?

21h30, début du match : On vient de se prendre un 15/4 dans les dents. Merde, je sais pas quoi faire là. Il est vraiment bon ce petit Curry. D’ailleurs, ca me fait penser, j’ai rien mangé ce soir. Merde. Bon, j’vais faire comme d’habitude, je prends mon air petit air mi-somnolant mi-sérieux et je n’appelle pas de temps mort, ca va passer

21h40 : Et voilà, on vient de repasser devant. Les journaleux vont encore crier au génie, dire que je laisse les joueurs trouver eux-mêmes les solutions sur le terrain. Il y a du vrai, mais pour le coup, je savais juste pas quoi leur dire si j’avais pris un temps mort. Le Zen Master qu’ils m’appellent. Putain, la barre

22h30, fin du match : Victoire 127-103. Un bilan de 55-21. Tiens, j’en ai une bonne là qui me viens.  J’vais l’afficher sur le tableau des vestiaires pour les maintenir sous pression :

« Le plus grand péril se trouve au moment de la victoire »

00h00, retour à la maison : T’as encore mal à la tête Jeannie ? Bordel, ca fait plusd’ une semaine que t’as des migraines!  Merde, il prône pas l’abstinence l’autre chauve au moins ? Putain, la prochaine fois, je lui achète un livre sur le jardinage

 

 

Flash

Catégories
Mauvaise foi

Lebron, il est forcément socialiste !

Je sais pas si vous avez vu, mais il y a eu un sondage national dimanche dernier. La question était la suivante :  » qui voyez-vous comme favori pour le titre ? « .  Les résultats, avec analyses et calembours, vous sont décriptés ici. Putain, une métaphore politico-sportive, ca va encore gueuler…

 

1)   Les Los Angeles Populaires  

Composition et doctrine : Kobe, c’est le sosie noir et agrandi de Sarkozy, non ? Aussi personnel que talentueux, les deux bonhomes partagent une fâcheuse tendance au trash-talking et au bling-bling. Troublante ressemblance, les deux bonhomes ont emmené une équipe de branques au pouvoir (c’est moins vrai pour Kobe, certes). Kobe, c’est 4 bagues, une latina et un égo. Sarko, c’est une bague (et 4 rolex), une italienne et un égo. Cherchez l’erreur. Autour de lui, Pau Gasol, c’est Francois Fillon. Talentueux, mais pas assez de charisme pour contester le leader. Sinon, t’as bien Vujacic, qui joue le rôle de Lefèvre en envoyant des briques à tout va. Triste.

Score : 27%. Une belle branlée. Et les mecs, suffit pas de regarder le chef jouer pour gagner des matchs. Qui osera poser les couilles dans le vestiaire pour lui dire de faire tourner la balle ?

 

2)  Les Cleveland socialistes

Composition et doctrine : Ben oui, Lebron il est forcément socialiste. Tellement altruiste le mec, qu’il fait des passes à Varejao. Grand cœur, il accueille les plus démunis (Jamison, West notamment). James, c’est le capitalisme à visage humain : des stats aussi énorme que la croissance chinoise, mais un vrai sens du partage. Un nouvel élan pour la sociale-démocratie à lui tout seul…

Score : 30%. Bien les gars, vous avez gagné vos galons de principale force d’opposition. Attention cependant, le titre suprême, ce n’est pas à gauche qu’il se gagne. Remember Mitterrand.

 

3)  Les Denver écologiques

Composition et doctrine : Un « bynum » à sa tête. Un vieux de la vieille, Billups, à qui on ne la fait plus, lanceur de briques reconverti. A côté, un leader émergeant, Carmelo, talentueux et doué, mais typiquement le genre de personne dont on a toujours du mal à prendre au sérieux. Denver, c’est un peu l’utopie perpétuelle, celui d’un monde où l’arrogance de LA n’existerait plus. C’est aussi le paradis des rêveurs au chichon : Birdman, K-Mart, J-R Smith, on ne me fera pas croire qu’ils fument que des glaçons. Et puis Andersen, c’est quand même le premier joueur NBA à vivre dans une yourte.

Score : 13%. La confirmation d’un ancrage durable dans l’élite NBA. Certainement leur plus belle victoire.

 

4) Le National d’Orlando

Composition et doctrine : Un chef, Howard, qui en impose dans les débats et qui ne badine pas sur les détails. Autant dire que ca joue physique et qu’on n’hésite pas sur les coups de putes. A ses côtés, un escroc de haut vol (Lewis), deux ratonneurs des parquets et en dehors (Gortat, Barnes) et un Pietrus millésimé, symbole de l’identité nationale.

Score : 12%. La fonction tribunitienne par excellence. L’équipe à éviter, ca ne gouverne jamais, mais ca fait toujours mal.

 

5)   Les gauches de Boston

Composition et doctrine : Boston, c’est la belle histoire de 3 prolétaires, qui, en s’unissant, otn réussi à accéder au graal suprême. Sur un parquet, ca dénonce, ca fait du bruit, et ca défend, à l’ancienne. Goulag style. Et puis bon, Boston, c’est la tolérance, l’égalité pour tous : la preuve, ils ont accepté un roux dans l’effectif. Des idéalistes, t’entends !

Score : 6%. Bien loin des scores d’antan. Cela reste correct, mais faudrait penser à insuffler du neuf dans le moteur. Une nécessité si vous ne voulez pas finir comme le parti radical

 

6)  Les San Antonio Démocrate

Composition d’équipe : Un leader (Duncan) aussi peu charismatique, qu’intelligent. Une maîtrise des fondamentaux qui ne cache plus un déclin progressif. Malgré un destin présidentiel, la traversée du désert risque d’être longue. Une désertion massive des lieutenants est également à prévoir.   

Score : 4%. A peine de quoi s’assurer un capital retraite. Dur dur, le statut d’ancienne gloire.

 

7)    Les anti-capitalistes d’Utah

Composition d’équipe : La franchise du Mailman. Avec un coach comme Jerry Sloan,  jouer à Utah, on a tous à y gagner. Pourtant, ca rêve depuis des plombes du grand soir, mais ils ont toujours du mal à franchir un tour de playoffs. Bon, avec Deron, ca fait plus de bruits dans les manifs et ca gagne en crédibilité. C’est déja pas mal.

Score : 2%. Manque de crédibilité les mecs. La cohérence dans les idées, ca suffit pas. Va falloir muscler ton jeu, Deron.  

Flash

Catégories
Mauvaise foi

Le All-Star Game, c’est la ferme célébrités au Texas ?

Bon, c’est décidé, l’an prochain, le All-Star Game, j’arrête. Et pourtant, cela fait bien 12 ans ans que je suis accro, 12  ans que je me tape une nuit blanche pour m’extasier devant le match des étoiles. Du concours de dunks de Vince Carter, de la retraite de MJ, des dunks avec la planche de T-Mac, en passant par les chaussures téléphoniques du Shaq, mais aussi par Mariah Carey et la formidable remontée de l’Est en 2001, je peux vous dire qu’il m’en reste, des souvenirs. Pourtant, ce midi, je me lève avec un putain de mal de crâne, du genre lendemain de soirées avinées à la piquette. Pas facile donc. Le pack de 1664 ingurgité dans la nuit n’y est pourtant pour rien, la raison est tout autre : je n’aime plus le All-Star Game.

Ca en fait un paquet de bouseux

Déjà, il va falloir arrêter avec ces concours publicitaires qui ne servent à rien. Pour la promotion du basket, même une conférence sur le coaching animé par Vincent Collet en ferait plus, c’est dire. Petit panorama du désastre :

1) Paul Pierce qui gagne le concours à 3 pts ? C’est un peu comme si Barack Obama gagnait le prix Nobel de la Paix  (ah merde !). A quand des vrais shooteurs pour le concours du type Vujabrique, Redick, etc…?

2) Le concours des meneurs. Un unijambiste manchot (avec un minimum d’habileté quand même) pourrait le gagner tant la nonchalance et la lenteur des participants étaient flagrantes.

3) Le concours de H.O.R.S.E.  Un concours à 3 points déguisé. On y a quand même appris que Rajon Rondo avait un shoot. Ses coéquipiers et lui-même aussi.

4) Le concours de dunks. Une bien belle imposture que ce Shannon Williams. Sinon, Letron pose un peu tes couilles sur le parquet et vient nous faire un concours de saut en hauteur avec Superman ! C’est Javier Sotomayor qui peut commencer à trembler…

5) Le rookie game. Autant de défense que dans une exhibition And1. Perso, je préfère le basket.

Cependant, mon ennui ne provient pas uniquement de ces concours pour pré-pubères au maillot de Kevin Durant. Il provient du match des étoiles en lui-même.

L'entrée des artistes

Car le All-Star Game de cette année, c’était un peu la ferme célébrités au Texas. Des bouseux tout plein (104 000 texans dans un stade), des stars has-been sur le déclin (Tim Duncan, Shaq, Paul Pierce) et une charette de bœufs aux hormones (Letron, Howard). Shaq a bien tenté de nous faire une « Loana 98 », mais il s’est pris un four de Shakira. Il faudra d’ailleurs un jour que l’on arrête d’en faire des tonnes sur le Diesel. Certes, ce fut (et cela reste) un joueur hors du commun capable de facéties des plus rafraichissantes dans une NBA de plus en plus lisse et policée, mais le Shaq c’est aussi une John Terry  à son actif (demande à Arenas) et des récents propos sur Dwight Howard d’une distinction digne de Miss Paris.  

Mais pour en revenir au match, pas une seule seconde je n’ai vibré. Il ya bien eu quelques dunks supersoniques et un semblant de suspense à la fin du match, mais jamais je ne me suis autant ennuyé devant du basket. Preuve en est, je me suis bien plus enflammé devant du combiné nordique commenté par Patrick Montel que devant cette parodie de match. Pourtant, le concept n’a pas changé depuis ses débuts : des stars, des alley-hoop et une défense qui apparaît uniquement durant le quatrième quart.

Lebron volant

Dès lors, il se peut tout simplement que je me fasse vieux, et que le All-Star Game se rapporte à un concept qui ne me correspond plus. Si les étoiles ont désormais disparu de mes yeux, elles restent sur le terrain. Ainsi, j’attends toujours avec une excitation non feinte les Playoffs NBA, véritable grand messe annuel pour tout bon amateur de basket qui se respecte. Et c’est en cela que réside peut-être le plus grand intérêt du All-Star Game : tout en faisant rêver les gamins, il annonce la fin de saison et l’odeur de sang qui s’installe au fur et à mesure que l’on se rapproche du mois d’Avril…

Flash

Catégories
Mauvaise foi

Les briques d’or 2009

Après les trophées de Noël, Korver (co-auteur du blog) nous présente les losers de l’année. Ces derniers ne seront probablement jamais champions de quoi que ce soit mais leur abnégation à redéfinir le concept de ratage mérite que l’on s’y attarde.

Brique Sam Bowie du joueur qui ferait mieux de vendre tout de suite des barbecues George Foreman s’il veut gagner sa vie : Greg Oden

Joueur au talent difficile à cerner étant donné qu’il n’a jamais joué 20 matchs de suite (j’exagère à peine…), Mr « j’ai l’air tellement vieux que même Apoula Edel du PSG m’appelle Papa » traîne son spleen depuis plus de 2 ans (eh oui…) sur les parquets NBA sans jamais réussir à vraiment démarrer sa carrière. Ayant déjà collectionné les blessures sur toutes les articulations du corps humain, même Nate Mc Millan avouerait en off qu’il a l’impression d’envoyer un gamin de 5 ans au Vietnam quand il l’envoie sur le parquet. 

Jouer à 42 ans en NBA, cela peut faire mal...

Brique « Je vais la jouer comme Childress et me faire une masse de tune en Europe » du transfuge NBA raté : Von Wafer

Shooteur unidimensionnel aux Rockets, Von Wafer a presque marqué 10 points par match en 2008-2009 et s’est donc dit que, coefficient multiplicateur oblige, il pourrait bien en mettre 40 en Europe s’il le voulait avec le cours de l’euro. Manque de bol, on aime moyen les joueurs de console en Grêce et encore moins les starlettes qui ne valent pas un quart de leur contrat. Aux dernières nouvelles, Von s’est fait recaler aux Grizzlies pour visite médicale insatisfaisante. C’est sûr que la moussaka en attendant de rentrer quand on végète sur le banc ça cale vite…

Brique Stéphane Diagana du grand blessé : Shaun Livingstone

Un temps comparé à Magic pour sa taille et sa vision du jeu, le pauvre Shaun a du, un jour, aller récupérer son genou dans la boîte à gant et lutte depuis entre NDBL et temps glané dans le garbage-time. C’est moche la vie.

Brique Polanski de la sale affaire qui saccage l’image de l’Europe pour 10 ans : Toronto Putain de rital ! Raptors

Uniquement durs sur l’homme quand il s’agit de séquestrer Chris Bosh dans une franchise qu’il déteste maintenant plus que tout au monde, les losers européens du Canada sont parfois marrants à regarder mais n’en foutent pas une en défense. Mention spéciale à Hedo Turkoglu pour avoir fait tout ce foin pendant l’été pour aller s’enterrer dans un tel marasme ambiant.                 

 

Brique Florentino Perez du front office qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez : Minnesota et Chicago.

En  2007, les GM de Chicago et Minnesota avaient respectivement  raflé Lamarcus Alridge et Brandon Roy à la draft mais ont préféré les envoyer en colissimo cadeau aux Blazers en échange de Tyrus Thomas et Randy Foye. Tout Portland se marre encore.

Brique « Safari » du film tellement pourri que même si quelqu’un jouait bien dedans on ne s’en apercevrait même pas : Monta Ellis chez les Warriors

Honni de Don Neslon, Monta Ellis est fort logiquement devenu son esclave attitré jouant plus de minutes à lui tout seul chaque match que Diawara, Beaubois, Petro, Mahinmi et Ajinca réunis (beaucoup plus même). Noircissant de façon abusée toutes les cases du tableau chaque match (points, turnovers, passes, contres pris dans la gueule, …), il est tout bonnement impossible d’en tirer d’autres conclusions que celle-ci : Monta pourrait bien finir à 45 pts par match à la fin de l’année que personne ne le relèverait. Le dernier tour de passe-passe du « magicien » Don Nelson.

Brique Jerry Stackhouse du joueur qui peut mettre 30 points par match mais qui est meilleur pour son équipe quand il ne joue pas : Kevin Martin

Concourant également pour le trophée Mike James « je mets 20 points par match une saison et puis je disparais de la surface de la Terre », le pauvre Kevin assiste depuis qu’il est sur le flanc à la naissance d’une équipe. Seul problème : cette équipe c’est la sienne et fort à parier qu’il ne sera pas le bienvenu à son retour de blessure avec son jeu fait de … ah non c’est vrai que son jeu est hideux. Pauvre Kevin, en même temps avec un prénom pareil

      Ninjaaa (2) !               Ninjaaaa !

Brique « Michel Bastos » du mec qu’est trop balèze pour faire des passes : Al Thornton

Bonne surprise des sophomores l’année dernière dans la saison pour le moins morbide des Clippers, le jeune Marcus a pour le moins un défaut, et un gros même : il ne lâche jamais son ballon. En 182 matchs pros, alors qu’il met 13 points et 4 rebonds par matchs, Al ne donne en moyenne qu’une passe toutes les 32 minutes ce qui, pour un ailier sachant manier le ballon, est tout de même relativement peu il faut en convenir.

Brique Johny Hallyday du « Vous étiez au courant qu’ils avaient pris leur retraite ?? »:

Cuttino Mobley, Brent Barry, Sam Cassell, Antoine Walker, Steve Francis…  Adieu les gars …

Brique André Pierre Gignac de l’ex-future star qui ne starifie plus grand-chose : Philadelphia Sixers

Anciennes terreurs du premier tour des playoffs àl’Est, qui avaient failli sortir les Pistons à l’époque où Detroit et Basket avaient encore un rapport, les Sixers sont depuis redevenus ce qu’ils ont finalement peut-être toujours été : des coureurs de 100 mètres perdus en NBA. Affublés désormais du surnom de Atlanta Hawks du pauvre (qui l’eut cru…), les adeptes de la fraternité en sont réduits à rappeler Allen Iverson au cas où celui daigne maintenant faire autre chose que jouer pour sa gueule.

On se marre à Phily !

 Korver

Catégories
Mauvaise foi

Les trophées de Noël

Le père Noël t’as gaté ? Nouvelles sneakers pétaradantes, maillot de Kevin Durant flambant neuf, NBA2K10, abonnement à Reverse, place pour le prochain Le Havre/Hyères Toulon en catégorie A ? Alors, pour la digestion voici les trophées de l’année. Bon ap’ !

 Trophée « Cyprien » du type, qui, s’il n’y avait pas eu le basket, il aurait eu plus de mal : Pau Gasol. Un appareil dentaire arboré fièrement en finale NBA. Un geste technique qui n’avait plus été réalisé depuis Roland-Garros 89 et la moumoute d’Agassi. L’ibère hirsute se paye même le luxe de concurrencer Ron Artest et Anderson Varejao dans la catégorie Franck Provost.

 

                 L'ibère hirsute                    Elle vaut pas des points celle-là ?

 

Trophée « Frederic Beigbeider », de l’écrivain dépressif talentueux qui aime quand même vachement les boîtes de nuit : Ali Traoré. Le meilleur blogueur de France, mes condoléances à Nicolas Batum. Quand même, arriver à nous faire rire en évoquant  l’Asvel et Vincent « joking »Collet, ce n’est pas donné à tout le monde…

Trophée «  Kevin » du putain, mais qu’il est con ce Kevin  : Sam Dalembert et Nate Robinson.  Avoir un cerveau uni-cellulaire n’a jamais empêcher personne de jouer en NBA. La preuve avec Dalembert qui contre le shoot d’Iguodala et Krypto-Nate, qui tire, sciemment, contre son camp. On applaudit les artistes…

 Trophée « Loulou Nicollin » de la tarlouze qui ferait bien de faire attention au match retour : Dwight Howard. Non je déconne…

Trophée « Nicolas Karabatic » de l’incroyable exploit passé inaperçu ou presque : Le titre de championne d’Europe des basketteuses françaises.  Ah mesdames, cette finale contre la Russie restera longtemps gravée et ce malgré les commentaires de Jean-Philippe Guillin. Big up à Cathy Melain, et à Celine « j’ai le surnom le plus génial de l’histoire » Dumerc.

 

Merci les filles

 

√ Trophée « Secret Story », du mec qui a un secret pas forcément facile-facile : Boris Diaw. C’est bon Bobo, tu peux le dire maintenant que tes plats préférés sont le confit de canard, le cassoulet et le triple slice de chez Burger King…

  Trophée « Charles Pasqua » de l’entourloupe de très bonne facture : Vinny Del Negro. Un bilan catastrophique (10-17), une défaite historique contre les Kings, et le bon Vinny est toujours là. Qu’on prévienne le juge Bruguère, y’a un truc pas net là-dedans.

Trophée « Pierre Bérégovoy » du dépressif qui va faire une connerie : Gilbert Arenas. Des armes à feu dans le vestiaire ? C’est si dur que cela de jouer avec Brendan Haywood ? A la place du Shaq, je ferais gaffe…

√ Trophée « Michel Cymes et du magazine de la santé », pour la performance médicale de l’année : Kobe Bryant. Aurait glané le titre avec une phalange pétée. Jouerait même depuis le début de cette saison avec un deuxième doigt amoché. Contrairement aux rumeurs provenant de Denver, Kobe sait aussi ce servir de ses (autres) doigts. Vous ne voulez pas un whisky d’abord ?

 

Vous voulez pas un whisky d'abord ?

 

Trophée « Robert Duverne » de la préparation physique réussie : Portland. Equipe atteinte du mystérieux syndrome dit « de Rockets » (Houston 2008, 22 victoires de suite sans Yao), les Blazers travaillent actuellement plus pour gagner plus (6 victoires sur les 7 derniers matchs). Non sérieux, avec autant d’éclopés, elle est encore ouverte la ligne du 36-37 ?  

Trophée « Tony Vairelles/Steve Marlet », du mec que l’on croyait à la retraite depuis 10 ans, mais qui fait encore parler de lui : Juwan Howard. Déjà présent dans NBA live 94, upper deck « futur star » en 1995. 15 ans de carrière, 10 clubs différents. Et depuis peu, une place dans la rotation de Portland.

Trophée « Isabelle Giorgi » (la vidéo à montrer à toutes les femmes de France), de l’incroyable talent postérieur :  Les cheerleaders de Miami, qui savent faire monter « the heat » ( Laurent Ruquier, tu sors). Elues poms-poms de l’année sur le site NBA.com. On attend avec impatience le prochain concours…

The Heat is on !

 

flash

Catégories
Mauvaise foi

Lost : Les disparus (bonus: les trophées de Noël)

 Noël. Période de père qui sent le sapin. On s’y gargarise le goulot à coup de pommard (1986), tout en se chargeant la panse à coup de foi gras (gras). Pourtant, à l’heure où tu déballes tes cadeaux SFR (Surcouf/Redoute/Fnac),  tous ne partagent pas ton ravissement.  C’est particulièrement le cas pour les familles des 4 ressortissants français, portés disparus dans la jungle NBA. Et c’est avec une émotion non feinte que je dédie cet article aux familles Petro, Diawara, Ajinça et Mahimni.

 

          Anatomie de l'enfer   Le zéro absolu ?

 

Tout avait pourtant si bien commencé pour nos 4 camemberts des parquets. Insep, ProA, puis Draft NBA : le parcours rêvé à la Tony P, du Texas à Paris, basketball thérapie. Mieux encore, Petro glanait une place de titulaire à Seattle et le Yack devenait le Bruce Bowen du pauvre de Denver. Pourtant, dès le début, on sent poindre l’escroquerie. Faut dire qu’avec des stats à la Chris Mihm, nos frenchies ne font rêver personne. Dès lors, malgré des débuts encourageants, ils vont progressivement connaître un destin à la Marc Madsen (cf : Alain Boghossian).

Leur rêve NBA ? Ils le vivent désormais du fin fond du banc de leurs équipes respectives. Leur quotidien ? Donuts/Avion/Poker/Echauffement/DNP. Bonjour la tristesse. Et encore, il y a pire : la D-league. Ajinça et Mahinmi peuvent en témoigner. Jouer en D-League, c’est comme scorer en Thaïlande, sur le moment, t’es content de jouer, mais au final, t’as une chance sur deux d’y rester. J’exagère ? Essaye donc de survivre plus de deux quarts-temps d’un Bakersfield Jam/ Fort Wayne Mad Ants qu’on en reparle. La D-League, c’est du niveau de la Pro B (les systèmes en moins) :  c’est le playground sous le métro sans les anciens pour te remettre en place. En clair, un purgatoire basketballistique à  éviter si tu ne veux pas te retrouver en face d’un ex-taulard jouant sa vie sur chaque action. Et après, on s’étonne qu’Ajinca ne pénètre jamais dans une raquette

 

                 NC4                 Dress code ou classe naturelle ?

 

Pourtant, il est un élément qu’il ne faut pas omettre de l’analyse : l’argent. Etre payé 1 millions par an pour s’assoir sur un banc, côtoyer des cheerleaders, écouter de la musique avec casque et prendre l’avion, on a connu des situations moins enviables (qui a parlé d’escroquerie ?). Et si, comme le rappelle le philosophe Baer, « il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises situations », on ne peut au final plaindre leur situation. Et l’amour du jeu me direz-vous ? Une invention romantico-chrétienne qui vise à culpabiliser le pékin moyen voulant gagner de l’argent. A ce propos, on ne me fera d’ailleurs pas croire que Michael Gelabale et Mohamed Sene soient retournés en France pour le challenge sportif. Et encore moins pour l’argent. Croyez-moi qu’il en faut, de la force et de l’honneur, pour se taper un JDA/Cholet au  Palais des Sports Jean-Michel Geoffroy (4 628 places places) après avoir joué au Staples Center. Dès lors, leur seul but, et Dieu qu’on les comprend, c’est de s’évader de la ProA et de retrouver un club plus huppé, de préférence Outre-Atlantique.

 

Sur le banc, même à l'échauffement

Conclusion : On a beau dire, on a beau faire ma petite dame, mais il vaut mieux croupir sur un banc à un million de dollars par an, plutôt que de croupir sur un (autre) banc à La Meilleraie en attendant qu’Erman Kunter daigne te faire entrer en jeu.De plus, si bencher en NBA te permet d’éviter les questions de David Cozette, la situation de «losties » à la Jack Sheppard (perdu dans la jungle,  un peu de culture) deviendrait presque enviable au final…

 flash

 

En cadeau : Les trophées de Noël

1. Trophée « AJ Auxerre » de l’équipe qui fait un bon parcours mais dont on se tamponne le coquillard : Oklahoma City Thunder. 14/14 au tiers de la saison, ca fait un peu score de Volley, mais c’est presque autant de victoires que la saison passée. Egalement cité: Memphis, Atlanta

2. Trophée Jean-Pierre Treiber de l’évasion médiatique : Allen Iverson pour son départ de ses geôles de Memphis. Quoi que, depuis son départ, Memphis n’arrête plus de gagner…

3. Trophée « Pierre Bérégovoy » du dépressif qui va faire une connerie : Gilbert Arenas. Des armes à feu dans le vestiaire ? C’est si dur que ca de jouer avec Brendan Haywood ? Ecris un blog,  essaye de faire des passes, réagis !

4. Trophée Charles Pasqua de l’entourloupe à l’ancienne : Vinny Del Negro. Un bilan catastrophique (10-17), une défaite historique contre les Kings, et le bon Vinny est toujours là. Qu’on prévienne le juge Bruguère, y’a un truc pas net là-dedans.

5. Trophée Ché Guevera du mec en rouge qui va bientôt tout faire péter : T-Mac pour son envie, à peine voilée, de mettre un croisé à Rick Adelman. Courage t-Mac, on se voit au All-Star Game…